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Avec l’émergence de nouveaux moyens de production et de distribution, les plateformes de vidéo à la demande commencent à proposer des séries inédites. C’est le cas de Netflix, dont le nom fait tout doucement rêver, puisque le service a vu naître de ses entrailles l’excellente série House of Cards, et la sympathique suite d’Arrested Developement. Depuis quelques semaines, le service propose Orange Is The New Black, une surprise de taille à laquelle on ne s’attendait vraiment pas !

DES ORANGES, S’IL VOUS PLAIT !

Flashback. Il y a huit ans, les téléspectateurs américains découvrent avec stupéfaction les mésaventures d’une femme des suburbs de Los Angeles qui deal du shit pour subvenir aux besoins de sa famille. Le concept est efficace et perdure durant huit saisons en mixant avec habilité humour et drame. Retour en 2013. Moins d’un an après la mort naturelle de Weeds, Jenji Kohan, la créatrice du show, revient sur les devants de la scène par une petite porte discrète en adaptant les péripéties romanesques d’une jeune blonde incarcéré pour avoir participé brièvement à un trafic de drogue. On retrouve ainsi Piper Chapman, campé par la méconnue, mais talentueuse Taylor Shilling, fraîchement fiancée et heureuse en ménage, alors qu’elle s’apprête à faire ses premiers (douloureux) pas dans l’univers impitoyable d’une prison pour femme. L’innocence de son visage, ses traits physiques soignés et son ignorance des codes du monde dans lequel elle pénètre lui valent directement le statut de vilain petit canard. Et derrière chaque visage, chaque détenue, se cache une histoire que la série vous propose de découvrir durant 13 épisodes d’une heure, au travers de flashback, à l’image du procédé phare de Lost. C’est conséquent et tant mieux, car il faut bien avouer que la série brille sur pratiquement tous les points. Du casting, à l’intrigue, au parfait dosage entre humour et drame, tout est réuni pour vous faire passer un excellent moment devant Orange Is The New Black.

LES MAGICIENNES D’OZ

Il n’est pas étonnant de retrouver Marie Louise Parker au casting, dans un rôle secondaire, mais satisfaisant.  Plus étonnant par contre, Jason Biggs, l’éternel Jim de American Pie, révèle tout son talent dans le rôle du fiancé en proie aux tensions qu’une relation aussi particulière impose. Si le casting est sans faute, il faut aussi signaler la présence de Laura Prepon qui incarne Alex, une ancienne conquête de Piper (oui, oui !). Dramédie oblige, tous les évènements dépeints ne sont pas rose. Si on sourit derrière son écran, on trépigne aussi avec Piper et ses codétenues, victimes des habituelles déviances de l’autorité, mais aussi du budget économique octroyé par le gouvernement aux prisons. Certes, on est loin de la tragédie traumatisante instaurée par Oz, ou des péripéties rocambolesques de Prison Break, mais la série dispose de son petit lot de drama, suffisamment pour développer une intrigue sur la longueur, avec des enjeux qui ne cessent de gagner en profondeur tout au long de la saison. Il devient alors très facile de s’attacher au moindre personnage, même les plus fous, même les plus détestables. C’est là la plus grande qualité du show, en plus d’installer une intrigue avec des enjeux qui importent au spectateur. Rajoutez une petite critique de la réinsertion et de la réhabilitation et vous obtenez un divertissement intelligent qui n’a rien à envier aux shows des plus grands networks.

À la fois drôle et dramatique, Orange Is The New Black est un savoureux divertissement, aussi addictif que touchant. Portée par un casting de qualité, l’excellente série de Netflix s’attaque à un sujet avec une délicatesse et un souci de l’intrigue qu’on n’aurait pas soupçonné une seule seconde. À l’heure où les grandes chaînes traditionnelles sont à la ramasse, il ne fait aucun doute que la plateforme de VOD vient d’ajouter une solide corde à son arc !

Orange is the New Black - VERDICT

Par Sholid le

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