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Maniac

Prescription de Xanax requise

Frank Zito a un sérieux problème comportemental. L’euphémisme n’a d’égal que son envie d’assouvir ses besoins. Alors pour retrouver un semblant de quiétude, Franky scalpe des jeunes femmes. Un passe-temps comme les autres !

RETOUR AUX SOURCES

Ce qui devient lassant avec les productions horrifiques des dernières années, c’est cette volonté de faire dans la surenchère, non pas de violence, mais de perversité d’esprit.  Maniac revient aux sources du cinéma d’épouvante : l’histoire d’un type qui tue pour extérioriser ses démons les plus profonds. Simplicité et modernité, voilà comment le film parvient à captiver le spectateur et à lui imposer des visions toutes plus glauques les unes que les autres. On pourra avoir parfois l’impression de tomber dans la facilité. Peu importe la recette, ce qui compte, c’est le résultat.  Et pour accompagner les balades nocturnes de Frank, la soundtrack électro est pétrifiante. L’envie de bouger la tête devient aussi incontrôlable que les pulsions du psychopathe qui sert de héros au film. Le trip est entier, l’envie de détourner le regard est plus que tentante. Heureusement, le meurtre de trop n’arrive jamais. Malheureusement pour Frank. Dans ce rôle principal, Elijah Wood inquiète au point qu’on remet en question son implication dans ce film. Ne vous méprenez pas, l’acteur est si terrifiant qu’on se demande bien jusqu’où il a été pour se confondre aussi bien avec son rôle. Certaines personnes sont nées pour ça !

LE FILM DONT VOUS ÊTES LE TUEUR

S’il fallait trouver un argument de vente à Maniac, ce serait celui-ci : vous allez vivre pendant une heure trente dans la peau d’un serial killer. En somme, de quoi reléguer les dernières attractions du parc Futuroscope au rang de babioles pour singe en captivité. La caméra simule le regard de Frank Zito. On suit des jeunes filles à la plastique aguicheuse, on poursuit des femmes dans la fleur de l’âge, on tue le sexe faible, on scalpe des chevelures soyeuses, on jubile, on frissonne avec lui. Enfin, si la dernière partie s’avère être vrai pour vous, consultez un psy, car vous avez un sérieux problème. Quoi qu’il en soit, l’effet est garanti, même si l’artifice est l’équivalent du racolage pour psychopathe. La pellicule titille sans remords la perversité des instincts. Mais au fait, c’est qui Frank ? C’est la personne au métier qui pue l’instabilité mentale : restaurateur de mannequin. Alors quand le personnage commence à se sociabiliser avec une admiratrice de son travail, on se demande vraiment comment celle-ci fait pour ne pas s’inquiéter de l’aura que dégage le mec. Après tout, pour être intéressé par un restaurateur de mannequin, il faut vraiment rechercher inconsciemment les embrouilles. Alors sans dévoiler la fin, on ressort de la salle avec l’envie d’arracher les affiches publicitaires du film et de retravailler honnêtement son titre : ON RÉCOLTE CE QUE L’ON SÈME !

> Voir la bande-annonce de Maniac

Parfois surprenant, Maniac procure une dose d’adrénaline suffisamment conséquente pour mériter un visionnage. L’idée de vivre les meurtres comme si on y était est intéressante, mais non sans limite. Le film propose tout de même plus que ce à quoi on pouvait s’attendre : il terrorise autant qu’il met mal à l’aise, il divertit autant qu’il donne envie de s’enfuir à toute vitesse. C’est la définition même du plaisir coupable.

Maniac - VERDICT

Par Sholid le

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