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Magic Magic

Moyen Moyen

Teen movie sans en être un, film d’horreur sans être un, Magic Magic est un film bizarre avec un casting pourtant très intéressant. Juno Temple (Killer Joe), Emily Browning (Sucker Punch) et Michael Cera (Scott Pilgrim) pour ne citer qu‘eux. Du beau monde qui permet de sauver les meubles d’un film globalement très moyen.

MASSACRE À LA MOISSONNEUSE

L’histoire c’est avant tout celle d’Alicia, une adolescente angoissée qui se retrouve en vacances avec sa cousine et des gens qu’elle ne connait pas. Légèrement asociale, un brin casanière, l’idée de partir des États-Unis est plus qu’un simple choc culturel pour elle. Ses craintes se confirment quand elle découvre le côté rustique de l’île chilienne où la pluie et les cris d’oiseaux sont quotidiens. Pour en rajouter, les amis de sa cousine ne font rien pour l’intégrer : Brink (Michael Cera) qui se fait passer pour un ado sexuellement perturbé avec un rire sadique et Barbara; qui montre clairement son animosité envers la « petite Américaine ». À y regarder de plus près, Magic Magic (dont on tente encore de comprendre le titre), commence comme tous les mauvais films d’horreur : des ados qui rigolent grassement, un départ en vacances top cool, des allusions sexuelles, et enfin, un lieu sordide comme on les aime. On peut rajouter le fait qu’il n’y a pas de réseau, et c’est le parfait mélange pour faire débarquer un tueur psychopathe dans l’histoire. Sauf qu’il ne viendra jamais, et que c’est Alicia qui va devenir dingue toute seule. On penche plus alors vers thriller psychologique. De ce point de vue là la performance de Juno Temple en fille angoissée et de Michael Cera en mec franchement dérangeant, sont deux réelles bonnes choses à signaler. Pour le reste…

CHILI CON CARNE

Magic Magic ne se finit pas dans un bain de sang perpétré des moutons tueurs. Et c’est bien dommage vu l’ennui que procure le long-métrage. Le film continue de se consacrer à la lente descente aux enfers d’Alicia, qui devient de plus en plus parano et angoissée. Le truc, c’est que ses amis ne voient pas les signes de sa névrose. Ce qui à tendance à rendre le truc encore plus angoissant et dérangeant pour le spectateur. Tout comme cette zoophilie latente du réalisateur qui fait que régulièrement un animal fait l’objet d’une fixette un peu ridicule. Comme lorsqu’Alicia croit que les chevaux la fixent ou qu’un vieux chien de berger veut s’accoupler avec elle. Mais la chose qu’on se demande le plus c’est pourquoi elle devient dingue à ce point là. Le film ne nous en dit pas plus sur des possibles prédispositions à la folie. Au final, le long-métrage se répète sans avancer, comme un disque rayé, et ne donne aucune matière à réflexion satisfaisante au spectateur. Le récit ne va nulle part et plonge le spectateur dans une profonde frustration. Sans parler de la fin mystérieuse et psyché qui clôt abruptement l’intrigue et nous met dans une gêne et un inconfort total. Le réalisateur n’a pas su trouver la bonne distance vis-à-vis de son sujet et le film patauge inexorablement.

Entre ennui, antipathie, inconfort, et frustration, Magic Magic montre comment une situation d’exclusion et de mal-être peut conduire à de la paranoïa voire à la folie. Et c’est à peu près tout. Bref, un film qu’on ne saurait décrire, et fatalement qu’on ne saurait aimer.

Magic Magic - VERDICT

Par FMA le

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