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Louie, saison 4

Louie’s in love

Un hiatus d’une année, voilà ce qu’il a fallu à Louie pour revenir avec l’inspiration et le culot gonflés à bloc. L’humoriste, scénariste, réalisateur et producteur dépeint avec talent et non sans ironie un quotidien fait de banalité, de moments gênants, de victoires, de défaites, d’absurdité, mais aussi et surtout d’amour, le thème central de cette quatrième saison. L’humour se fait encore plus subtil, pour ne pas dire discret, l’absurdité est poussée à son paroxysme et le résultat est le même que les années précédentes : Louie est encore et toujours l’une des meilleures séries comiques et dépressives du moment.

Louie C.K, ça vous dit quelque chose ? Si ce n’est pas le cas, il est temps de se mettre à la page, d’effectuer une petite recherche Google et de se délecter de ses meilleurs sketchs sur Youtube. Barre de rire assuré, t’as vu, pas la peine de nous remercier, c’est gratuit. Puis tant qu’on y est, enchainez les trois saisons de sa série éponyme, ça nous évitera de vous rappeler encore et encore à quel point elles sont exceptionnelles et vous aurez moins l’impression de passer à côté d’un petit bijou de la télévision ricaine. Parce que Louie fait des choses les plus banales de la vie, des moments absurdes, parfois étranges, sans que l’on parvienne vraiment à déterminer si le comique tente de faire passer un message ou s’il se contente juste de montrer le non-sens tel qu’il est. Le désarroi du personnage est aussi celui du spectateur, comme lorsque sa fille cadette déraille quand elle ne sait plus si elle est éveillée ou en plein rêve. C’est par ailleurs l’un des meilleurs épisodes de la saison, conclu par un discours de sa fille sur le système scolaire d’une maturité inquiétante. Est-ce qu’il s’agit d’une réflexion profonde sur notre quotidien ou tout simplement une gigantesque moquerie ? La question ne trouvera sûrement jamais de réponse, mais dans les deux éventualités, la série éponyme de Louie C.K excelle dans absolument tous les domaines.

Mais ce qui fait de Louie une série qui n’insulte jamais le téléspectateur, c’est son absence de cynisme dans son propos, chose qui aurait rendu le show complètement imbuvable. C’est drôle, intriguant, touchant, parfois même triste, mais ce n’est jamais pessimiste. Cette vision du monde, on la retrouve dans cette quête amoureuse improbable de Louie, qui tombe sous le charme d’une hongroise qui ne parle pas un seul mot d’anglais. En plus de vouloir confronter son propre personnage aux caprices de Cupidon de la manière la plus inédite, Louie C.K. a profité de cette quatrième saison pour explorer son enfance, avec une barrière toujours aussi fine entre la fiction et les éléments autobiographiques. Est-ce que Louie a vraiment dealé du shit dans son enfance, en volant dans le laboratoire de son prof de physique ? La question restera en suspens, pendant que ces épisodes s’imposent comme étant les meilleurs de cette saison. Et puis pour une série produite avec extrêmement peu de moyen, on est forcé de s’incliner face au bon nombre de guests qui défilent à l’écran : Yvonnne Strahovski, Edward Burns, Skipp Sudduth et même ce bon vieux Jeremy Renner qui a du se perdre entre les tournages d’American Bluff et Louie (puisque Louie C.K. fait une apparition remarquée dans ce film). On cautionne tout dans cette série, même la présence en trop petit nombre des passages de stand up. Mais ce qu’on ne cautionnera jamais, c’est l’absence du générique des premières saisons qui raisonne encore dans nos têtes : Louie, Louie, Louie, Louuuuuuiiiiieee…

Louis S04 - VERDICT

Par Sholid le

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