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Looper

Voyage temporel sanglant

Le film Looper, du réalisateur Rian Johnson,  est sorti sur les écrans le 31 octobre 2012. Présent encore en salle, le long-métrage avec Bruce Willis et Joseph Gordon Levitt présente un futur peu reluisant et très crédible.

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UN UNIVERS FASCINANT

En 2044, La machine à remonter le temps n’a pas encore été inventée. Mais elle l’a été plus tard. Elle a été interdite aussitôt, mais les malfrats de ce futur plus lointain (2072) s’en servent illégalement pour expédier des gens dans le passé et s’en débarrasser. Ils atterrissent en 2044 et sont attendus par des tueurs (les Loopers). Outre ce contexte fort bien trouvé, Looper comporte un univers travaillé bourré de bonnes idées. Dans ce futur proche, rien n’a vraiment changé à premier abord. On dirait même que c’est un retour dans le passé. Les looper ont des montres à gousset, et leurs pétoires ressemblent à des armes fabriqués avec un scie et de la ferraille de récupération. Les voitures, elles non plus, n’ont rien de bien nouveau. Elles sont même anciennes car la plupart de la population vit dans une extrême pauvreté. Seule une très mince élite jouit encore des richesses technologiques. Cette minorité consomme de la drogue (ingérée via des gouttes dans les yeux) et se constitue en partie de loopers ou de stars ayant développé des pouvoirs de télékinésie. Le rapprochement à notre propre présent est fascinant. Le film nous met face à notre futur, comme Joe, le protagoniste, va être mis face à son futur soi.

UN SCENARIO RISQUE

Le thème du voyage temporel bien qu’extrêmement excitant, comporte plusieurs risques pour un scénariste. Perdre le spectateur, ou perdre également l’auteur même. La raison étant que bien que nous écrivons dessus depuis des millénaires, nous n’avons toujours pas totalement compris comment fonctionne la courbe du temps. Looper, réussit à garder son intrigue compréhensible. Son écriture reste logique et sa réalisation parfaitement orchestrée. Preuve de ce désir de bien faire passer le message : la transformation physique de l’acteur Joseph Gordon Levitt. Il a été lourdement maquillé et des effets spéciaux ont été utilisés pour qu’il ressemble à version jeune de Bruce Willis (le personnage de Joe en 2076). La ressemblance est frappante mais fut-elle bien nécessaire ? Dans tous les cas, Joseph a également repris les tics de visage et le timbre de la voix de Bruce pour rendre le lien encore plus fort. Le dernier risque que comprennent les films d’anticipations est leur fin. Commenter terminer des récits complexes et temporellement distordus. La solution a été trouvée admirablement et laisse dans les mémoires une maxime. Le temps reproduit un cycle infini et absurde qui se répète encore et encore. Le temps est immuable. Et ce, même lorsqu’on aura enfin inventé une vraie machine à voyager dans le temps.

Pour une deuxième collaboration entre Rian Johnson et Joseph Gordon-Levitt, le résultat est satisfaisant et alléchant. Le film d’anticipation a encore des admirateurs et des représentants sur grand écran.

Par FMA le

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