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Les Gardiens de la Galaxie

L'anti-avengers

Si la réussite de Marvel au cinéma sur le plan commercial n’est plus à prouver, il reste encore énormément de chemin avant de conquérir le cœur des critiques. Avec Les Gardiens de la Galaxie, James Gunn offre au publicateur historique l’une de ses meilleures adaptations cinématographique, balayant sans difficulté le premier Iron Man et le grandiloquent Avengers. Sous ses traits de film d’action un peu stupide se cache un véritable hommage à la culture pop de la fin du XXème siècle, porté par une bande de bras cassés au charme indéniable.

Dans le calendrier cinématographique de Marvel, Les Gardiens de la Galaxie fait office de véritable outsider. Réalisé par James Gunn, l’un des illustres cerveaux derrière l’ignoble Movie 43, le film n’a que son casting et une bande-son rétro comme force de conviction. Du coup, il était quand même inquiétant de voir Chis Pratt, Vin Diesel, Bradley Cooper, Zoe Saldana et Dave Bautista se foutre dans un tel merdier. Si le résultat est beaucoup plus étonnant et convainquant que ce à quoi on s’attendait, force est de constater que la réalisation ne fait pas d’éclat, se contentant d’afficher une suite d’effets CGI qui sont aussi légion que les répliques cultes du film. L’œuvre a tout de même le mérite de livrer des scènes d’action lisibles, sans pour autant chopper une luxation du muscle rétinien, déjà sacrément bouffé par lignée de réalisateur rongés par une Bay-ite aigue. Puisque l’action se déroule majoritairement sur des planètes extra-terrestres, il y avait encore de quoi être inquiet quant au design global des personnages. Heureusement encore une fois, le film déjoue les craintes avec une palette de protagonistes totalement différents qui ne font jamais tâche. Tout l’inverse du catastrophique Green Lantern qui s’était sacrément planté sur ce point. Cela n’empêche pas l’archétype du film d’action d’être respecté à la lettre et d’être déficient en sursaut. Du coup, il est facile pour le spectateur qui a l’œil et l’esprit avisé d’avoir un train d’avance sur le film. Ça n’enlève en rien ses nombreuses qualités. Le regard est naturellement centré sur les cinq personnages qui constituent cette fine équipe. A commencer par Star-Lord, le personnage principal interprété par Chris Pratt, qui signe ici l’une de ses meilleures prestations, après celle de Zero Dark Thirsty. Touchant, sans tremper trop longuement dans le pathos mielleux, drôle et subversif, son personnage porte le film, sans pour autant écraser le reste du casting.

Zoe Saldana s’en tire correctement dans son rôle de rebelle bad-ass, même Bautista s’en sort avec les honneurs, en interprétant une masse de muscle complètement insensible au second degré et aux métaphores. Mais le duo qui mettra tout le monde d’accord, c’est bel et bien celui de Rocket Racoon et Groot, un raton laveur génétiquement modifié à la gâchette sensible et un arbre humanoïde qui dispose d’une seule et unique réplique durant tout le film. Joué respectivement par Bradley Cooper et Vin Diesel, les deux héros ont la classe et sont très souvent au centre des scènes les plus drôles et les plus marquantes de l’œuvre. Ainsi, le cœur du film ne se situe pas dans ces scènes d’action spectaculaires qui sont la marque de fabrique des adaptations Marvel. Le principal intérêt réside dans ces personnages, tous radicalement différents, qui s’unissent malgré leurs différences apparentes le temps d’une noble quête. Et c’est là toute la surprise qui est générée par le film. C’est là où Les Gardiens de la Galaxie tranche radicalement avec Avengers. C’est en donnant vie à des héros imparfaits, voir même stupides, que cette adaptation se différencie du reste. Si vous avez vu les Avengers et que vous êtes un minimum honnête avec votre reflet dans le miroir, vous savez très bien que vous n’en avez strictement rien à foutre de Thor, Captain America et Hawkeye. Ces personnages sont des faire-part sans âmes dont l’intérêt se limite à une réunion apocalyptique tous les trois ans. Seul, ils sont ennuyants. Il suffit de voir les derniers films consacrés à Thor et Captain America pour s’en rendre compte. Voilà toute la différence avec Les Gardiens de la Galaxie, un film qui se paie le luxe de faire passer un bon moment, sans regarder sa montre, tout en se disant qu’à défaut d’être parfait, c’est quand même sacrément cool !

Guardien Galaxie - VERDICT

Par Sholid le

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