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Le Hobbit, un voyage inattendu

La taille ça compte

Et c’est reparti pour 3 ans ! Tonton Jackson nous refait le coup du j’m’invite-à-la-table-pour-les-fêtes-de-fin-d’année-et-j’compte-bien-y-squatter-un-p’tit-bout-de-temps…Oui mais voilà. Cette fois-ci on est prévenu et on connaît déjà la chanson ! On ne nous la fera pas deux fois ! Alors son histoire de Hobbit partant à l’aventure avec treize nains dans le but de mettre la main sur le trésor du dragon Smaug a intérêt de valoir le détour ! Et justement, on hésite encore entre pari réussi pour Pierrot, et coup d’épée dans l’eau…

 DIS TONTON? C’EST QUAND QU’ON PART?

« Quand tata aura fini de se préparer ! ». Autant dire : pas tout de suite ! Fidèle au roman de Tolkien, le début de ce voyage inattendu est en effet plutôt pépère, à l’image de ce très cher Bilbon Sacquet, nouveau héros de cette trilogie. Pour ceux qui sont en territoire inconnu, sachez que « Bilbo Le Hobbit », première œuvre de Tolkien s’adresse en tout premier lieu aux enfants. Ne soyez donc pas surpris de voir des nains rigolos pousser la chansonnette comme dans le pire des Disney ou encore voir de terribles Trolls, parfaitement idiots, tailler une petite bavette autour d’un feu de camp ! Mais rassurez-vous : bien que plus légère et plus enjouée, cette première partie de l’histoire de Bilbon sait aussi se montrer très sombre par moment, Peter Jackson ayant réussi à renouveler suffisamment l’esthétique globale tout en gardant une cohérence visuelle avec la première trilogie !  Pour faire simple, le début du roman est pratiquement transposé à la virgule près ! Repas festif et chanson paillarde compris. Ca ne plaira sans doute pas aux plus impatients d’entre nous mais il faut reconnaître que cette mise en bouche a le mérite de bien préparer le spectateur à la débauche d’effets spéciaux et de situations spectaculaires qui suivront. Du combat des Géants de Pierre, au repère des Gobelins en passant par la sublime cité de Fondcombe, l’ensemble est vraiment impressionnant et beau à en pleurer ! C’est vrai que de temps à autre, on est un peu lassé de ces panoramiques virevoltants de toute part, marque de fabrique du réalisateur, et dont il buse et abuse. Mais on le lui pardonne aisément, tant le résultat global est à tomber par terre. Voilà. La gentillesse c’est fait. On peut se lâcher maintenant ?

DIS TONTON? C’EST QUAND QU’ON ARRIVE?

 « Tais-toi et nage… ». Mais grosso modo en 2014. D’ici là, va falloir ronger son frein et s’armer de patience. Parce qu’adapter un roman de 400 pages sur une trilogie avoisinant les 9 heures et dont la première partie ne concerne « que » 120 pages, il va effectivement falloir être patient. Voir même tolérant. Parce qu’il y en a un peu ras le bol de toutes ces histoires tronquées sans ménagement. Alors non on ne tombera pas dans la facilité en criant au mercantilisme facile et évident d’une telle pratique. Mais gageons que ça en a terriblement le goût et l’odeur quand même… Supposé être un diptyque à la base, le récit se voit du coup morcelé en trois pièces imposantes pour une œuvre originale qui n’en demandait pas tant ! Gare à l’indigestion… Autant dire qu’il va falloir meubler avec intelligence et raffinement les potentielles longueurs qui risquent d’émaner ici ou là entre deux voire trois situations épiques. Malheureusement, une telle entreprise parait presque insurmontable avec Jackson aux manettes. En effet, la narration n’a jamais été son point fort. La faute dans un premier temps à un détachement total vis-à-vis de ses personnages. Ici encore, aucun des 15 protagonistes présents à l’écran ne semble s’attirer ses bonnes grâces. Rien ne transpire du cadre, pas l’ombre d’une émotion. Un boucher filmant ses quartiers de viande dans le but de les présenter à l’anniversaire de papi Raymond (quelle drôle d’idée dis donc…) n’aurait pas à rougir de la comparaison. Et c’est bien dommage ! Il y avait quand même de quoi faire avec ces treize nains plutôt sympathiques, un Ian McKellen toujours aussi classe en Gandalf et un Martin Freeman  parfait et tordant dans le rôle de Bilbon avec sa tête d’halluciné se demandant bien ce qu’il fout là ! Ah si. Y’a bien Gollum qui tire son épingle du jeu. Le chouchou évident de Jackson…et seul personnage virtuel du film. Tout est dit.

DIS TONTON? C’EST QUAND QU’ON RENTRE?

« Quand tonton et tata arrivent…maintenant ferme cette foutue porte ! ». Tiraillé entre l’envie de prendre son temps pour installer l’intrigue et l’empressement d’arriver à ce qui semble être l’essentiel pour lui, c’est-à-dire nous en mettre plein les yeux, Peter Jackson peine à trouver dans un second temps le juste milieu. Pour preuve, l’arrivée à Fondcombe qui contrebalance totalement avec le départ précipité de celle-ci et qui semble nous dire : « Bon là ça me gonfle. Aller on s’casse ». Par contre, rien ne le perturbe plus que ça quand il s’agit de s’attarder 30 mins sur une bataille monumentale et qui s’étire à n’en plus finir ! Le pire dans cette histoire, c’est que le montage, encore une fois, n’arrange rien à l’affaire. Il démonte sans ménagement toutes les tentatives narratives de Jackson. La rencontre entre le Hobbit et Gollum par exemple, et qui se voulait belle, drôle, intense voir émouvante est sans cesse perturbée par des va-et-vient incessants avec le combat acharné des nains contre les Gobelins. Résultat des courses : les deux moments cruciaux du film, et qui justifient à eux seuls les deux premières heures, tombent complètement à plat !  Inexplicable. Et inexorablement on se sent comme un peu floué à l’issue de cette ballade un peu fluette qui, partie de rien, n’aboutit finalement à pas grand-chose, si ce n’est le début, enfin, de ce « fameux » voyage inattendu ! Alors pardonnez notre impatience, mais une intro de 2h50, on ne trouve pas ça très poli…

> Voir la bande-annonce du Hobbit: Un voyage inattendu

« Quelle est la différence entre un corbeau ? Il ne sait ni voler. ». Cette petite blagounette peut résumer à elle seule le sentiment qui se dégage après la projection de ce Voyage Inattendu. Un tiers d’histoire, un tiers d’aventure, pour un tiers d’intérêt ! Plus encore que pour Le Seigneur des Anneaux, ce sera à la fin de cette nouvelle trilogie qu’on rendra les comptes. Le rendez-vous est pris en fin d’année pour ce qui sera alors on l’espère, le véritable début de ce voyage tant attendu !

Le hobbit - VERDICT

Par YobSolo le

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