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Qui aurait pu croire que la saga de la Planète des singes perdurerait autant dans le temps ? Avec ce nouvel opus, nous sommes déjà au 8e film basé sur le roman du génie français Pierre Boulle. 8 films qui profitent à chacune de leur sortie d’un engouement et d’une réalisation adaptée à la modernité de son époque. Pour LAffrontement, les effets spéciaux ont rarement été aussi bluffants. Notamment dans une incroyable scène d’intro où les singes chassent des cervidés en pleine forêt. Mais bizarrement, cette technologie est parfois à regretter…

La Planète des singes : L’Affrontement débute là où Les Origines s’étaient arrêtées. À la fin du volet précédent, les singes se libéraient de leur captivité au moment où un virus mortel créé par les humains se répandait dans le monde. Cet opus était là pour expliquer comment notre monde a cédé la place aux singes qui parlent et aux hommes réduits en esclavage. La suite continue donc à développer les origines. L’humanité s’est entretuée à cause d’une grippe et les chimpanzés, menés par leur chef César, sont partis vivre dans la forêt. Des survivants humains continuent d’occuper une ville dévastée qui rappelle les décors du jeu The Last of Us, ou du Manhattan ravagé d’un I am a Legend. Les chimpanzés, gorilles, orangs-outans, ont continué à évoluer depuis le premier film : certains parlent, ils apprennent à lire, ils ont des armes, chassent comme des hommes des cavernes. Il ne leur manque plus que leur BEP pour faire de la plomberie. Les humains, eux, sont mal en point et cherchent de l’électricité. Le seul moyen d’en obtenir est de réactiver un barrage situé sur le territoire des macaques. Conflit oblige, l’agressivité est dans les deux camps. Même si des gentils singes et humains veulent la paix. Voilà pour le postulat assez banal du film. Sauf que l’histoire de la Planète des singes reste, et ce quelque soit son traitement, un objet de fascination. L’inversion des rôles et la singularité de voir un singe dominer un homme évoquent toujours plein de sentiments contradictoires. On en vient à vouloir la fin des hommes au profit des singes. L’anthropomorphisme des singes est poussée à son paroxysme.

Cette suite est donc réussie. Il faut cependant rester lucide. Si cela n’était pas une adaptation de l’histoire incroyable de Pierre Boulle, ce film serait sûrement beaucoup moins appréciable. Le scénario est hyper standardisé sur les modèles hollywoodiens : les tenants et les aboutissants ne pourraient pas être plus clairs. Il n’y a aucune surprise et les dialogues ne sont pas toujours très recherchés. Quant aux effets spéciaux, ils sont inégaux. Les orangs-outans sont incroyablement reproduits, mais certains jeunes chimpanzés font vraiment « JE SUIS DU CGI ». Et puis quand un singe méchant sur un cheval porte deux mitrailleuses lourdes, là aussi tu te dis que les effets spéciaux vont parfois un peu loin. C’est Chuck Norris avec des poils. On a beau aimer (ou non) le film de Tim Burton, le réalisme était très fort avec le mélange effets spéciaux et vrais maquillages. Il faut cependant saluer les travailleurs de l’ombre: les acteurs qui ont animé les singes en motion-capture. Ils ont appris à se mouvoir comme des singes de façon à rendre leur alter ego numérique ultra réaliste à l’écran. Ils ont été coachés et ont notamment utilisé des béquilles pour simuler la longueur de leurs bras dont ils devaient se servir différemment, surtout pour marcher. Bravo à eux. Enfin, le long-métrage n’oublie pas de nous servir une morale appréciable : les hommes ont sombré et les singes évoluent inexorablement vers le même stade, comme pour montrer que l’intelligence mène forcément à la violence et à la guerre. NO EVOLUTION, ONLY SHOTGUN.

Planète Singes - VERDICT

Par FMA le

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