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Que se passerait-il si un remède pouvait peu à peu guérir les hôtes infectés par le virus des zombies? Comment réintégrer à la société ceux, qui il y a quelques mois encore, dévoraient dans un état second la veuve et l’orphelin? Connus en long en large et en travers, les souffres douleurs d’outre-tombe préférés des vivants retrouvent ici une humanité. Une histoire de pardon, de tolérance et d’acceptation qui s’affranchit d’un genre souvent défouloir. A l’heure de l’hégémonie The Walking Dead, In the Flesh pose un nouveau regard qui ramène les morts pour mieux nous parler des vivants.

EN CHAIR ET EN OS

En braquant la caméra sur Kieren, un jeune adolescent ressurgi de sa tombe, traité et rendu à sa famille avec une dose de fond de teint, une paire de lentilles de contact et un manuel d’administration médicamenteux, cette mini série signée BBC America s’éloigne forcément des sentiers battus. Effectivement, l’idée de voir le cerveau d’un type fossilisé depuis 2009 repartir comme un bon vieux cyclo sorti du garage a quelque-chose de surréaliste. Sacrilège diront certains, mais sérieusement, rester bloqué sur ce détail relève ici de l’intransigeance. En sommes, un bon moyen de passer à côté de tout le propos qui vaut pourtant le détour. Ne vous laissez pas avoir par le théâtre morbide et la palette grise ambiante de la réalisation, il s’agit bien là d’une histoire de vie, ou plutôt de survie. Rendu à son village natal perdu au fin fond de l’Angleterre, le jeune homme fait face à une animosité sans précédente, à tel point qu’il ne pourra plus sortir de chez lui. Les convalescents sont traqués et exécutés par la même milice qui a sauvée la ville d’une invasion globale. Des héros locaux intouchables qui font régner la terreur sous le compte de la protection, et dont la tête de liste va sans surprise se retrouver juge et parti.

LES REVENANTS

Ce n’est pas la première fois qu’on nous sert (dans une série ou ailleurs) le coup des morts qui reviennent sonner à la porte comme si de rien n’était. Maman fond en larme et ne prononce que des sons les 48 premières heures, papa fait comme si vous n’étiez jamais parti, la sœur est vénère et les gens vous traque comme des bestiole un temps, jusqu’à ce que plus personne n’en est rien à foutre, laissant au protagoniste tout le loisir de crever une deuxième fois dans l’indifférence la plus totale. Mais ça on ne le voit pas puisque, généralement, la série s’arrête avant, faute d’audience. Avec seulement 3 épisodes, In The Flesh limite les risques en allant droit au but. Le déroulement prend pourtant son temps, certaines situations restent prévisibles. Mais la surprise parvient de temps à autres à pointer le bout de son nez. La série est bien filmée et la narration assez fine laisse une large place à la suggestion, dévoilant au fur et à mesure des éléments clés du passé de notre héros. Pas de tueries au programme donc (du moins pas au sens propre), mais une violence qui se sert du masque zombifié pour dénoncer une ségrégation bien réelle. Le propos a déjà été de nombreuses fois servi mais, à l’image de ces créatures qui peuvent à tout moment redevenir des montres, la piqure de rappel ne fait pas de mal.

En se servant du phénomène des zombies pour un tout autre propos, In the Flesh ouvre un aspect psychologique souvent inexploré. L’idée est intéressante et son exploitation judicieuse, ce qui fait de la mini-série de la BBC un truc à voir pour tout ceux qui souhaite découvrir une autre facette des créatures stars de Walking Dead.

In the Flesh - VERDICT

Par Yox le

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