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Vous lirez partout avec plus ou moins d’arguments valables, que la fin d’How I met your Mother est un plantage total. Une vaste blague. Que la qualité de la série n’a fait que baisser depuis sa création il y a 9 ans, et que les Friends nouvelle génération ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Sans vouloir hurler avec les loups, ont aurait dans un premier temps nous aussi envie d’aller dans ce sens. De vous dire que c’était une fin bancale pour une série qui a fait son temps. Mais ce serait cracher sur le principal. Puisque même avec un genou à terre, la série trouve encore la force de nous surprendre. Et rien que pour ça, elle mérite encore que l’on y prête attention. Juste une dernière fois.

On tient hélas certainement la moins bonne saison du show depuis sa création. Non pas que la magie ne prenne plus. C’est juste moins spontané, plus tiré par les cheveux. Ce qui en soi n’est pas vraiment étonnant étant donné que les scénaristes ont dû surmonter la tâche improbable de condenser 24 épisodes sur une timeline de 72h. Les 72 dernières heures de Ted Mosby avant sa rencontre tant attendue avec la mère de ses gamins. Celle qui joue de la basse, qui a un parapluie jaune, qui était dans sa classe d’architecture, et que l’on nous tease de manière affolante depuis le début. Alors forcément, lorsque la rencontre a lieux, ce sont près de 200 épisodes qui aboutissent enfin. Le moment est fort, limite historique. Le premier regard, les premiers mots, le premier baiser. On ne peut pas rester insensible à ça, c’est juste inhumain. C’est beau quoi, merde. Il ne faut pas avoir peur de le dire de temps en temps. D’autant plus que c’est amené avec douceur, et appuyé par une écriture toujours aussi brillante. Concrètement, la mother fait progressivement la rencontre de tout le gang. D’abord Lily, Mashall, Barney puis Robin, avant d’enfin faire son face à face avec Ted. Le prétexte est bien entendu rêvé pour dégainer tout un tas de situations comiques, émotionnelles et fortement symboliques. Soit le package récurrent de tout bon descendant de Friends qui se respecte.

Il n’y a malheureusement pas tant d’idées nouvelles. La série tourne un peu en boucle, et se contente souvent de recycler ses meilleures trouvailles. Parfois ça fonctionne, même très bien. Et d’autres fois un peu moins. Comme si les scénaristes avaient déjà tout donné, drainé le filon, vidé le stock. Un peu à l’image de ce best of qui ressort tous les visages familiers qui ont marqué la série depuis ses débuts. Du coup on rit moins. Ce qui en soit n’est pas un mal, le vrai problème venant surtout de la manière dont les personnages principaux ont été expédiés. Pour faire simple, le final a clairement cassé la magie. Tout est devenu subitement bien trop réel. Les bonnes idées sont là, mais l’exécution maladroite laisse perplexe. Comme si notre gang était revenu à la case départ, piétinant au passage aveuglément les leçons qu’ils ont reçues de la vie. Alors effectivement, c’est frustrant. Mais à trop vouloir s’attarder sur la destination, certains en ont oublié le voyage. Ils ont oublié à quel point la recherche désespérée de Ted était le formidable reflet des doutes, des questions, et des grandes étapes qui font que vous êtes ce que vous êtes. Car si on y réfléchit bien, la série n’a pas perdu son sens premier : celui d’être le miroir de toute une génération pour qui les amis forment une nouvelle famille, comme Friends l’avait fait avant elle. Et pour ça, How I met your Mother est et restera une série comme on n’en voit pas souvent. Une petite sitcom sans prétention, devenue culte.

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Par Fox Mulder le

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