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Voilà déjà 8 ans que Ted Mosby (architecte) raconte à ses deux enfants une histoire déjà connue comme étant le plus long récit de rencontre jamais narré à la télévision (et sûrement dans la vie réelle). 8 saisons et plus de 180 épisodes plus tard pour enfin découvrir le visage de celle qui portait sur ses épaules tout le poids des attentes de téléspectateurs de la sitcom de CBS, qui en moins d’une décennie a su s’imposer comme LA succession de Friends. La formule n’a pas changé, et les 25 nouveaux épisodes de ce nouveau cru « How I Met Your Mother » poursuivent avec brio l’édifice fièrement bâtit depuis 8 ans : la découverte tant attendue de la joueuse de basse au parapluie jaune la plus connue de la planète.

BRO-MITZVAH

Ted, Marshall, Lily, Robin & Barney: l’alchimie entre les 5 inséparables n’est plus à prouver. Mieux, comme le bon vin, elle s’affine avec le temps: laissant place à une complicité naturelle qui restitue une humanité attachante. C’est le groupe d’amis parfait : celui que tout le monde veut avoir, celui que certains ont. Un peu à l’instar des inénarrables récits de Barney Stinson, How I Met c’est avant tout question de prendre la réalité telle qu’elle est, et d’en faire quelque-chose de plus énorme, de plus fou, de plus romancé, voir même de plus exagéré : tout ça pour la rendre plus inoubliable. Contrairement à Friends, la construction est ici ultra dynamique, décomplexée. Les chutes sont taillées au scalpel, les dialogues sublimement écrits, les situations constamment à double sens. Il n’est pas rare de voir « l’exagération » inhérente au genre sitcom tournée à la dérision, mimée, singée pour mieux nous faire décrocher. D’abord un sourire, puis parfois le fou rire. Les situations de la saison contant parmi les plus drôles de la série, mais également les plus touchantes. En première ligne : le retour de l’utilisation du Playbook (ou 1001 moyens de chopper une meuf, par Barney Stinson) qui trouve ici une utilisation qu’on ne risque pas d’oublier de si tôt.

PS: I LOVE YOU

Autre retour fracassant qui fera plaisir aux fans : celui de Robin Sparkles 4, dans un épisode lui aussi assez mémorable. Le format 20 minutes étant plus propice à une action condensée, cette saison se regarde une fois de plus aussi vite que bien, ne tombant jamais dans l’épisode de trop. Il y a certes des séquences qui risquent de décevoir, mais force est de constater que les scénaristes ne semblent pas être à court de trouvailles, arquant chacun des épisodes autour d’un concept souvent aussi original qu’accrocheur, qui tire son inspiration tout droit de notre quotidien. Une vraie force qui fait d’How I Met une série à la fois théâtrale (les samples de rire kitschs  de la foule n’ont pas pris une ride), et profondément vraie. Un succès qui profite une fois de plus d’un casting de guest star qui fait plaisir à voir: de Mike Tyson, à Jason Priestley en passant par Kyle MacLachlan ou encore l’excellent Ray Wise (de quoi faire plaisir aux fans de Twin Peaks, on sait que vous êtes là,High Five), les visages connus (qui joue parfois leurs propre rôles) apportent une fois encore ce sourire en coin qui ne nous quitte décidément jamais. Jusqu’à cette révélation finale : parfaitement apportée, qui annonce une dernière saison intrigante, qui promet beaucoup de changements.

On pourrait la taxer d’avoir tenu le spectateur en halène bien trop longtemps, force est de constater qu’à plus d’une saison du grand final, How I Met Your Mother ne s’épuise toujours pas en déballant nombre d’idées accrocheuses, de scènes poignantes, et un système de narration ultra maitrisé. La série culte de toute une génération n’a donc pas encore dit son dernier mot.

How I met 8 - VERDICT

Par Yox le

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