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Celui qui dit que l’argent n’a pas d’odeur n’a jamais regardé House of Lies. Cette série pue le fric à pleines narines. Cette bonne vielle odeur d’encre séchée bien vile du billet de banque gentiment planquée dans une mallette qui pourrait nourrir votre famille sur trois générations, mais qui va finalement servir à louer un Yatch plus gros qu’un terrain de basket, surpeuplée de putes Brésiliennes en « tenus traditionnelles » qui ne parlent pas votre langue, mais qui savent faire le pont si vous voulez vous faire un rail de coke sur leur nombril. Tout ça pour la Bar Mitzvah d’un gamin de 13 ans, dont le gentil papa est le PDG multimillionnaire d’une entreprise qui emploie des gosses en Chine. Voilà maintenant trois saisons que le machiavélique Marty Kaan nage parmi les requins. Pas seulement pour se faire une place au soleil, c’est bien plus que ça. Marty veut exploiter, débiter, et faire raquer ceux qui passent leur temps à le faire aux autres. Et c’est précisément ce qui fait de lui un antihéros de notre cruel monde capitaliste.

Il n’est pas braqueur de banque, ni créancier : il est consultant en management. Un nom barbare qui veut à la fois tout et rien dire. Concrètement, c’est lui qui met le nez dans les comptes des multinationales pour leur dire si oui ou non c’est le moment d’investir, de se diversifier, de faire l’autruche ou de foutre la clé sous la porte. Porté par l’excellent Don Cheadle, le personnage de Kaan fascine pour plusieurs raisons. La première, qui semble la plus évidente est imprimée sur sa gueule de conquérant charismatique, suffisamment humain pour être attachant, suffisamment connard pour donner envie de l’applaudir à deux mains. La deuxième est blonde, pulpeuse et en cloque : oui, Marty Kaan a réussi à se taper Veronica Mars, ce qui doit constituer le fantasme de toute une génération d’ados qui ont découvert les joies de l’auto-satisfaction en même temps que le visage de Kristen Bell. L’ultime raison est probablement la plus vicieuse : Marty n’est pas un fils de. Il n’est pas venu au monde avec un livret A de la taille du PIB de la Somalie, et pourtant, il a réussi à la force de son dur labeur et d’un talent à toute épreuve à devenir ce mec qui passe son temps à traire des millionnaires comme des vaches à lait. Une incarnation du rêve américain dans toute sa splendeur.

Autant dire que le mec a de la force dans les bras. Il n’est néanmoins pas seul dans cette noble entreprise. À ses côtés, un trio de choc qui fonctionne déjà depuis trois saisons, et qui injecte cette dimension comique qui avait tendance à faire défaut dans la saison 3. Le duo entre Clyde et Doug relève constamment de l’incroyable. Dans la même pièce, des deux types envoient systématiquement du rêve. D’un côté Clyde, l’excentrique qui passe son temps à foutre la merde. De l’autre Doug : un monument d’embarras qui a le don unique de se mettre dans toutes les situations les plus gênantes de la terre, tout en conservant un sourire d’auto satisfait assez fascinant. Comme si ça ne suffisait pas, les scénaristes ont eu l’excellente idée d’intégrer les deux énergumènes à un triangle amoureux. C’est certainement dans ces petits détails que cette nouvelle saison de House of Lies marque des points. Tout en conservant un fil rouge captivant, la série s’est recentrée sur ce que les gens ont envie de voir : une finesse d’écriture, qui mène à des passages comiques d’excellente qualité. Après tout, House of Lies est le format court proposé par Showtime pour remplacer la cultissime série Californication. Bien que l’ont ne soit pas à ce niveau-là, la série n’a désormais plus à rougir face à l’ombre massive des aventures de Hank Moody.

House of Lies S04 - VERDICT

Par Fox Mulder le

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