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Hell on Wheels, saison 4

Train train d'enfer

Le western crasseux de AMC n’a jamais été le divertissement de l’année, on sera tous d’accord là-dessus. Mais Hell on Wheels avait su dégainer quelques atouts de sa manche, qui ont permis à la série de survivre dans ce milieu ultra concurrentiel. Merde, après tout nous ne sommes que des hommes. Donnez-nous des flingues, un soupçon de politique, des cow-boys, des Indiens, et tout le monde sera content. Plus que la simple formule testostéronée de base, les deux premières saisons de Hell on Wheels offraient tout ce qu’il y avait de plus beau en terme de montée en puissance, avec un climax qui aurait littéralement pu conclure la série. Hélas, c’était loin d’être le cas de la troisième saison. Plate, sans audace, en un mot : décevante. La bonne nouvelle, c’est que la quatrième redresse largement la barre. La mauvaise, c’est que c’est encore loin d’être suffisant.

L’un des problèmes de Hell on Wheels, et qui pourrait être le problème de beaucoup de séries : c’est le renouvellement de ses thématiques. Comment ne pas tomber dans la redite après plus de 20h à l’antenne ? Durant sa toute première saison, la série de AMC prenait comme prétexte la vengeance d’un homme, dans le but d’explorer une large palette de thèmes de l’Amérique naissante. L’esclavage, la condition de la femme, le rapport au pouvoir, et l’explosion du capitalisme sont autant de sujet traité plus ou moins brillamment, par le prisme de personnages principaux (ou secondaires) qui semblaient écrits pour refléter une condition précise. Faire passer un message. Trois saisons plus tard, la série de Joe & Tony Gayton n’a presque plus rien à dire sur l’Amérique de l’époque de la construction des chemins de fer. Seul subsiste une réflexion à demi menée sur l’arrivée de la civilisation par la force, qui tente tant bien que mal de chasser les derniers hors la loi encore coincés dans à l’époque du Bon, de la Brute et du Truand. Cette autorité nouvelle incarnée par l’arrivée d’un nouveau Sheriff en ville, vient largement bousculer le quotidien de la boueuse cité de Hell on Wheels, menée d’une main de maitre par des escrocs et des prostituées auxquelles le spectateur s’étaient finalement attaché.

Paradoxalement, l’arrivée de cet ordre est vue comme une menace extérieure. L’incarnation du bien, et ambassadeur de la bonne civilisation américaine devient l’ennemi. Harlan Fell, un homme prêt à tout pour accomplir son devoir et devenir gouverneur. Mais la satire sociale s’arrête là, laissant de ce fait plus de place au reste. À défaut d’être exceptionnelle, l’histoire de cette quatrième saison est bonne, et réserve son lot de surprises. On pense notamment à un superbe double épisode, entièrement consacré à la mésaventure d’un des personnages les plus emblématiques de la série. On pense également à l’arrivée de Sidney Snow, un beau parleur trompe-la-mort qui semble débarquer en ville comme un loup dans la bergerie, allant jusqu’à pousser le casting dans ses derniers retranchements. De l’excellent Colm Meaney, qui campe un Thomas Durant de plus en plus appréciable, à la belle Ruth Cole qui sera poussée dans ses derniers retranchements. Toujours aussi impeccable, le charismatique Anson Mount tient le show à bout de bras sous les traits de Cullen Bohannon. Un anti-héros balafré, qui n’a visiblement pas fini de bouffer la poussière. Et ce, jusqu’à une décision finale contestable, qui a au moins le mérite de relancer les hostilités d’une cinquième saison qui quoi qu’il arrive, sera synonyme de nouveau départ.

Hell on wheels S04 - VERDICT

Par Fox Mulder le

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