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Hell on Wheels, saison 3

Tout le monde descend

C’est vraiment dommage à dire, mais cette nouvelle fournée de la série western Hell on Wheels peine franchement à délivrer. Tous les espoirs étaient pourtant permis à l’apogée apocalyptique d’une saison 2 qui semblait enfin s’être enfin trouvée un semblant d’audace. Une fois les 10 épisodes la saison 3 avalés, le constat est d’autant plus triste : ce n’est pas parce qu’on a le plus gros flingue qu’on a forcément la plus grosse paire de couilles.

LE TRAIN SIFFLERA 3 FOIS

La peinture d’une Amérique en proie aux excès du capitalisme (incarnée par une course meurtrière pour étendre le réseau ferroviaire jusqu’à l’Ouest) a toujours été le point fort du show d’AMC. Entendez par là que le cadre de la série dépasse largement le stade de simple prétexte pour dégainer sur tout ce qui bouge. Les deux premières saisons — en plus de magistralement dégainer sur tout ce qui bouge — poussaient la réflexion un peu plus loin que les effusions de poudre à canon. Ça parlait de vengeance, ça parlait d’esclavage, ça parlait de racisme, de violence, de religion… et ce, sans jamais tomber dans un pseudo-ton moralisateur à deux sous. La critique était subliminale, elle servait un propos, une ambition scénaristique. Ce qui n’est pas le cas de cette troisième saison, qui semble se contenter de thématiques réchauffées, évitant soigneusement la prise de risque comme on éviterait la peste ou le choléra. En se privant notamment de nouveaux ajouts marquants au casting, la série semble sciemment s’enfermer sur les mêmes rails. Il faut reconnaitre qu’on a déjà vu mieux de la part de la chaine qui a sorti de ses entrailles l’énorme Breaking Bad, et dont les séries phares (Mad Men, Walking Dead, The Killing…) ont pour point commun d’être tout, sauf convenues.

TRACKS

Et pourtant, c’est justement ce sentiment un peu convenu qui domine désagréablement la série depuis ses débuts, et tout spécialement cette saison 3. Ce qui est d’autant plus décevant suite au final explosif de la saison 2, qui semblait enfin annoncer une aire de renouveau dans l‘intrigue. Or, cette troisième fournée semble s’acharner à reconstruire minutieusement tous les dégâts collatéraux du final de la saison précédente, écartant au passage les unes après les autres toutes les possibilités de faire évoluer le scénario vers de nouveaux horizons. Alors qu’une série comme Mad Men laisse une large place aux détails, Hell on Wheels donne souvent cette vague impression de tourner en rond, et se contente de multiplier les aléas dont la vraie incidence sur les protagonistes — mise à part quelques exceptions — peine à se faire ressentir. Bohannon dans sa vaine quête vers la rédemption, l’ancien esclave Elam Fergusson dans sa vaine quête vers la liberté, l’excellent Thomas Durant sans sa vaine quête vers la richesse… tous ont pour point commun une ambition qui se fait gentiment broyer par le chantier ferroviaire du Pacific Union. Il y aurait presque un truc de tragique dans les destins des différents protagonistes du show: comme destinés à ne jamais sortir de leur état. Après mure réflexion, il semblerait que ce soit aussi le cas de la série elle-même.

Hell on Wheels S03 - VERDICT

Par Yox le

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