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Hell on Wheels, saison 2

La saison de l'envol

Après avoir redéfini les codes du genre sur le petit écran, le Western à la sauce AMC (Breaking Bad, Mad Men, The Walking Dead), fait son grand retour. Bien des choses ont changées sur la construction du chemin de fer, et pourtant, tout est resté pareil. Plus forte, plus intense, en bref, plus énorme: cette seconde saison symbolise l’envol d’Hell on Wheels. Une série définitivement à ne pas rater !

CULLEN MARSTON

C’est un Cullen Bohanon transformé que l‘on retrouve en début de saison. Ses cheveux ont poussés, et rongé par la culpabilité, il évolue désormais dans un gang de braqueurs de train qui lui promettent un dernier casse avant une retraite anticipée à Mexico. Loin des souvenirs de cette vie qui le hante. Pour lui, la vengeance du meurtre de sa famille est loin, très loin. A tel point que cette seconde saison en fait d’ailleurs totalement l‘impasse. Ici, c’est bien sûr la ville infâme d’Hell on Wheels qui monopolise égoïstement toute l’attention. Un lieu qui va une fois de plus inexorablement attirer Cullen dans ses entrailles poisseuses. Prisonnier d’abord par des fers, puis par le cœur, le destin de notre héros est plus que jamais lié à la construction du chemin de fer. Son cœur, c’est toujours à la délicieuse Lilly Bell qu’il appartient. Et leur relation, toute en retenue va jouer un rôle majeur dans l’évolution psychologique de Cullen, dont le charisme ne cesse de grandir au fil des épisodes. Au sein de cette ville de fous, de filles de joies et d’escrocs, le personnage principal s’impose comme le seul à vraiment avoir la tête sur les épaules. Un monde sur lequel son regard je-m’en-foutiste permanent constitue à lui seul une satire constante. Un procédé ultra bien connu des fans du jeu Red Dead Redemption, où le héros John Marston (dont Cullen est le sosie) est également constamment confronté à la connerie sans limite de ses interlocuteurs.

LE TRAIN NE SIFFLERA PAS TROIS FOIS

Et clairement, si il y a un constat à tirer au niveau des personnages secondaires de cette saison 2, c’est qu’ils pètent plus ou moins tous un câble ! Broyés par l’instinct de survie dans l’enfer d’Hell on Wheels, certaines personnalités se révèlent. On pense notamment à l’incroyable escalade de violence des deux frères Irlandais qui sont forcés de devenir des tyrans. Tuer ou être tué, telle est la dure loi de cette jungle de boue et d’acier qui n’en finit pas d’attaquer le mental de ses habitants. Le prêtre (redevenu alcoolique) est littéralement méconnaissable. Quand au Suédois, sa transformation fait franchement froid dans le dos. Ses confrontations avec Cullen donnent d’ailleurs des scènes de dialogues ultra prenantes du début à la fin. Même l’inébranlable Thomas Durant (le Boss du chemin de fer) parvient à perdre pied, et laisse transparaître son côté humain, blessé, presque attachant. De son côté, Elam Ferguson, l’ancien esclave (second rôle de la série joué par le rappeur Common), est toujours dans sa quête de liberté à n’importe-quel prix, et s’impose de plus en plus comme le penchant noir de Cullen. Les deux faces d’une seule et même pièce.

GOOD, BLACK, UGLY

Il faut dire que nos deux anti-héros devront plus que jamais collaborer pour sauver le chemin de fer, en proie à une menace sans précédant: les sioux. La sempiternelle guerre de territoire entre indiens et cowboy est ici remise au gout du jour mais dans un aspect bien plus terre à terre. La vraie menace d’ailleurs viendra le plus souvent de leur propre camp, qui souffre de plus en plus de la pression de l’enjeu. Une vision intéressante injectée de politique, qui met une fois de plus en scène le méchant capitaliste prêt à tout écraser sur son passage afin d’arriver à ses fins. Sans une certaine forme de pessimisme, les créateurs de la séries s’évertuent à dépeindre des hommes dont l’humanité (pourtant bien palpable) finit toujours fatalement broyée par l’ambition démesurée et la quête de pouvoir. Le genre de scènes qui poussent (très légèrement) à la remise en question, ça fait jamais de mal ! Surtout qu’après, cette saison n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde (littéralement), pour régaler le spectateur avide de toujours plus de rebondissements. Car disons-le, cette deuxième fournée signifie enfin l’arrivée d’énormes posages de couilles de la part des scénaristes qui n’hésitent plus à malmener l’audience. Le double épisode final reste d’ailleurs indéniablement la pièce la plus monstrueuse de toute la série. Il était temps !

Enfin ! Hell on Wheels parvient véritablement à lancer la machine via une saison 2 qui fait l’effet d’un voyage infernal. Cadre magnifique, dialogues au top et évolution psychologique des personnages tout simplement bluffante, Hell on Wheels décroche son ticket aux côtés des autres grandes réussites de la chaine. Une série historique qui risque bien de faire date !

Hell on Wheels S02 - VERDICT

Par Yox le

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