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Hell on Wheels, saison 1

Western à la sauce AMC

Rare sont les chaines à avoir dernièrement enchainées autant de séries qui se sont révélées être des putain de chef-d’œuvre. Breaking Bad, Mad Men, The Walking Dead… autant dire que quand la chaine américaine AMC se ramène avec un nouveau projet, on se remet à mouiller notre froc comme de vraies petites pucelles. Hell on Wheels nous place dans les bottes boueuses de Cullen Bohanon, un anti-héros charismatique qui pourrait bien être le penchant dans la vie réelle d’un certain John Marston, héros du jeu Red Dead Redemption. Avec lui vous allez découvrir les dessous de la construction d’un chemin de fer dans le Nebraska. Une peinture qui tâche d’une Amérique où le pouvoir se gagne dans le sang. Embarquez !

L’ENFER DU DECORS

Oubliez les duels à la Clint Eastwood à la sortie du saloon, Hell on Wheels ne mange pas de ce pain là. Içi, la ville n’est qu’un camp boueux d‘esclaves et de travailleurs où la seule boisson tolérée est le Whisky, et où la plus haute distinction pour une femme est d’être une pute. Un enfer sur terre qui donne son nom à la série, Hell on Wheels. Véritable locomotive de la série, l’intrigue autour de la construction du chemin de fer est montée comme sur les rails dont on ne s‘écarte que rarement. Et de l’aveu même de Thomas Durant (l‘impitoyable entrepreneur qui balance un monologue mémorable dès le pilote), cette quête ne pourra s’achever autrement que dans la sueur et dans le sang. C’est donc dans ce contexte que débarque Cullen Bohanon, dont la quête de vengeance personnelle va rapidement se retrouvée consumée par les machineries impitoyables de la construction du monstre d’acier. Pris au piège, notre anti-héros n’aura d’autre choix que de mettre les mains dans le charbon en se mettant à la solde de Thomas Durant, joué par l’excellent Colm Meaney.

RAISING HELL

L’occasion pour lui de faire la rencontre de personnages haut en couleurs, qui sont tous des pièces maitresses – voir même volontairement caricaturales – de la construction de l’Amérique telle que nous la connaissons. L’esclave qui veut sortir de sa condition, le blanc-bec bien raciste, les frères irlandais qui veulent vivre leur American Dream, le pasteur un peu fanatiques, l‘indiens qui se convertis… Tous tiennent parfaitement leurs rôle dans cette fresque pittoresque. Mention spéciale pour le Suédois (aka Christopher Heyerdahl), le shériff aux allures de croque-mort qui joue d’une rivalité éternelle avec Cullen. Les relations entre les personnages sont d’ailleurs plutôt bien décrites, et leurs évolutions ultra jouissives. Car vous vous en doutez, peu à peu l’humain reprend le pas sur le caricatural, et c’est là que la magie opère. Sous le joug de la confusion, constamment oppressés par un contexte hostile qui les rongent peu à peu, les personnalités se dévoilent et les tentions explosent. L’occasion de se taper une tripotée de scènes franchement cultes qui rend tout ce beau monde de plus en plus attachants.

BLOOD WILL BE SPILLED

À travers l’évolution du chemin de fer, c’est la construction même des Etats-Unis qui est évoquées. La fiction se met alors au service de l’Histoire (ou inversement), et se fait témoins du changement des mœurs et des mentalités. L’occasion de constater que plus d’un siècle plus tard, certaines choses n’ont pourtant pas changées et que la société américaine (comme française) garde en son sein des courants de pensées primitifs comme le racisme. Une critique subliminale incarnées par l’excellent Elam Ferguson (joué par le rappeur Common), qui malgré sa couleur de peau va parvenir à grimper non sans sacrifices dans la hiérarchie de Hell on Wheels. Alors ok on vous l’accorde dit comme ça, ça fait un peu caricatural et branlette bien pensante, mais détrompez-vous, car le tout est généralement extrêmement bien amené. Violence, capitalisme, religion, égalité des sexes, pouvoir, liberté, tout les sujets sont brassés avec beaucoup de justesses et un certain cynisme que les frères Gayton (les créateurs de la série) injectent ici sans retenues !

> Voir la bande-annonce d’Hell on Wheels saison 1

Au final, même si la locomotive met tu temps à démarrer, Hell on Wheels vaut clairement le détour. Difficile de tenir le cap lorsque l’on doit coexister avec de tels chefs-d’œuvre, et pourtant… La série réussis l’exploit de nous plonger tête la première dans son monde sans merci. Prévisible, et sans vrai grosse surprises la saison 1 se révèle tout de même un peu sage. Mais rassurez-vous, le voyage est loin d’être terminé…

Par Yox le

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