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Helix, saison 1

Série B, comme bancale

Sur le papier, Helix ne pouvait que laisser augurer quelque chose de bon. Et on ne dit pas juste ça parce que la série émane de Ronald D Moore, le cerveau derrière Battlestar Galactica. Ni même parce que le pitch de base rappelle furieusement l’un des meilleurs épisodes de X-Files : une base scientifique perdue en antarctique, un virus mortel qui transforme les hommes en fous alliés, un huit clôt sanglant à l’ambiance cliniquement austère. Les ingrédients sont là, on ne pourra pas dire le contraire. Et on a vraiment envie d’y croire. Mais après 13 épisodes il faut se rendre à l’évidence. Même avec la meilleure des volontés, Helix est au mieux un énorme plaisir coupable aussi manichéen que prévisible. Au pire… Bref, pas besoin de vous faire un dessin. Après si vous y tenez vraiment, on vous en a fait un juste là.

On s’attendait à un truc paranoïaque, une montée en puissance sanglante dans l’enfer blanc. Un purgatoire aux murs laqués où personne ne vous entendra crier. On s’attendait à un truc médical malsain, à des secrets enfouis qui lorgnent du côté d’un Lost en manteau blanc. On voulait une série punitive et sans remords qui aille au bout du bout. Quelque chose qui n’ai pas peur de se salir les mains, quitte à jouer de son côté ultra série B. Quitte aussi à jouer du contraste avec sa petite musique d’ascenseur jouée dans le générique. On voulait un projet qui montre que la chaine Syfy a vraiment de quoi jouer avec les vrais. Alors, on sort forcément déçu de cette première saison d’Helix, qui peine à vraiment nous montrer ou elle veut en venir. Déçu de voir que la série n’a jamais su concilier son côté thriller SF détonant avec cet aspect Soap Opera largement dispensable. Alors oui, prenez n’importe quelle mise en quarantaine, des espaces confinés, de longues heures éveillées, et ajoutez-y la dose habituelle de tentions sexuelles de longue date, et vous obtenez un bon cocktail pour que ça finisse en coït. Dans un moment d’égarement acceptable, qui nous rappelle seulement que nos super-scientifiques ont aussi des cœurs qui battent sous leur blouse blanche. Et il n’y a pas de mal à ça. Mais pourquoi s’y étaler aussi lourdement ?

Pour résumer : Allan, héros anti-charismatique par excellence débarque dans la station avec pleins de collègues du CDC pour stopper le virus. Bon, très bien. Dans son équipe : Sarah, une jeune scientifique brillante aux yeux de biche, suppliant du regard son « mentor » d’évacuer tous ses doutes à grands coups de reins. Pas besoin d’avoir un master pour voir où ils veulent en venir. Puis il y a Julia Walker. L’ex-femme d’Alan experte en ADN, qui n’est plus avec notre héros depuis qu’il a surpris la belle au lit avec son propre frère. Bien entendu le frère en question est aussi dans la base, déjà contaminé par le virus. Très bien. Et vous savez quoi ? Ce n’est même pas la moitié des arcs dramatiques de la série. Du coup, il y a moins de place pour cette histoire de virus mortel, et d’infectés à la Walking Dead qui crachent du sang noir par tous les orifices. Les vecteurs comme ils sont surnommés, incarnent parfaitement le cliché de l’homme devenu monstre. Tout comme la société Ilaria incarne le cliché de la compagnie véreuse qui veut déclencher l’apocalypse. Puis il y a le cliché du docteur héros, le cliché du twist final tellement tiré par les cheveux que l’on s’en arracherait la tête. Le cliché du méchant encore plus méchant que le méchant. Des clichés, des clichés et encore des clichés. Tellement de clichés qu’on pourrait faire d’Helix un putain d’album photo que l’on légenderait ainsi : « Histoire d’un potentiel inexploité ». Et c’est dans le fond bien dommage.

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Helix S01 - VERDICT

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Par Fox Mulder le

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