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Hannibal, saison 2

Itadakimasu

Deuxième fournée aussi inattendue qu’inespérée, la nouvelle saison d’Hannibal a tout du cadeau des dieux : une esthétique à couper le souffle, des protagonistes campés par des acteurs impeccables, une intrigue intelligente et rusée, ponctuée par des dialogues qui n’ont pas été écrits par le stagiaire du moment entre deux pauses toilettes. En fait, le seul bémol, qui n’en est pas vraiment un et qui constitue au final l’une de ses grandes forces, c’est la violence constante qui monte en puissance au fil des treize épisodes. Une violence sans concession, sans limites apparentes, qui en laissera surement plus d’un sur le carreau.

Lorsque Hannibal arpentait les couloirs lugubres de la prison psychiatrique de Will Graham, rien ne laissait présager la suite des évènements. Après tout, la série aurait pu s’achever sur cette victoire ultime du Docteur, symbole de sa toute-puissance face au commun des mortels. Mais cela n’est pas suffisant, car Hannibal Lecter a un appétit démesuré, à la hauteur de son égo. Ses victimes ? Il les traite avec respect. Jouer avec la nourriture serait un crime contre l’humanité. Au fond de sa cellule, Will Graham est le seul à être désormais lucide sur les méfaits d’Hannibal. Personne dans son entourage ne le croit innocent, mais semer le doute lui suffira pour déclencher une série d’évènements sans précédent, une violence sans nom qui dévoilera toute sa saveur jusqu’à l’écœurement. Tout est cohérent dans la série : l’esthétique cauchemardesque permet de sublimer et d’atténuer quelque peu ce déchainement d’actes ignobles, commis par Hannibal principalement, mais aussi par d’autres esprits encore plus tordus. En fait, Baltimore est tout simplement l’enfer sur terre, un endroit où les âmes damnées se réunissent et participent au concours de celui qui réalisera l’acte le plus ignoble.

C’est d’ailleurs ce déluge de violence sans temps morts qui pourrait freiner les plus sensibles. Car elle a beau être poétique, porteuse d’un message et d’une esthétique que nul ne pourra nier, elle reste omniprésente. C’est à se demander comment Bryan Fuller est parvenu à imposer sa vision littéralement mythique d’Hannibal Lecter, sans être haché par des censures incessantes. Celui qui était au second plan et qui occupe désormais toute la scène, c’est bien entendu Mads Mikkelsen, qui livre à nouveau une prestation irréprochable. Moins effrayant qu’un Anthony Hopkins, mais plus touchant, l’acteur ne verse jamais dans la surenchère et fait preuve d’un self-control exemplaire. Les rares moments où le personnage pète les plombs s’imposent comme des moments clés marquants, comme si vous assistiez au craquage de votre oncle préféré qui n’avait jamais osé hausser la voix en 50 ans d’existence. En jouant sur cette sensibilité du personnage, le final sanglant n’en est que plus déchirant pour le personnage éponyme. Car il est inutile de se voiler la face, personne ne souhaite la victoire de Will Graham.

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Hannibal S02 - VERDICT

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Par Sholid le

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