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Gatsby le Magnifique

Un grand Baz-Art

Après avoir connu la gloire avec Roméo & Juliette et Moulin Rouge, Baz Lhurman revient avec le très attendu Gatsby Le Magnifique. Un projet plus grand, plus ambitieux, en bref, plus osé. Afin de réaliser ce faramineux chantier, le réalisateur australien s’est inspiré d’un roman écrit par l’un des plus grands auteurs américains, (Francis Scott Fitzgerald) The Great Gatsby. Surprise, avec sa bande-son surprenante et son casting rafraîchissant, la nouvelle version de Gatsby s’est avéré être un très bon divertissement. Ni plus ni moins.

DI CAPRIO DIT GATSBY

Ça n’a plus de secrets pour personnes, le livre The Great Gatsby ne compte plus ses multiples adaptations, que ce soit à la télévision, au cinéma, et même à l’opéra. La dernière adaptation de ce roman au cinéma remonte en 1974, où se retrouvaient Robert Redford et Mia Farrow. Trente neuf ans plus tard, c’est à présent au tour de Leonard Di Caprio et Carey Mulligan de nous présenter la mystérieuse histoire de Jay Gatsby. New-York, les années folles, 1920… Quelle belle époque quand on y repense ! La prohibition rythmée à grand coup de fusillades, l’essor du jazz et autres soirées riches et chics. C’est dans ce contexte historique à la fois sombre et doré qu’évolueront Nick Callaway (Tobey Maguire), un apprenti écrivain, et Jay Gatsby (Dicaprio), un mystérieux homme d’affaire millionnaire. Ayant un passé douteux, il ne parvient pas à oublier son amour de jeunesse, Daisy Buchanan (Casey Mulligan). Une magnifique jeune femme, à la fois cousine de Nick et mariée à un riche héritier. Hélas pour Nick, Gatsby se servira de ce lien de parenté pour harceler le jeune écrivain, afin qu’il puisse arriver à ses fins pour reconquérir la femme de sa vie. Malheureusement pour le millionnaire, cette focalisation ne tardera pas a se transformer en délire obsessionnel.

IMPOSSIBLE N’EST PAS LHURMAN

Si on doit attribuer des bons points dans l’histoire du cinéma, les réalisateurs qui on eu l’audace de s’attaquer à l’adaptation de ce roman sur grand écran arrivent en bonne position. Que ce soit pour Jack Clayton ou pour Baz Lhurman, leurs œuvres respectent très fidèlement le roman. Seulement contrairement à l’adaptation très académique de Clayton, dans cette version 2013: rien n’est fait dans la demi-mesure. Quitte à en faire un peu trop… Sous le prétexte d’un film entièrement fait pour la 3D, Lhurman s’octroie des plans vertigineux apocalyptiques, quelques défilements d’images à un rythme effréné, le tout entrecoupés par deux ou trois scènes qui donnent réellement le tournis. Quand on dit que t’en fait des tonnes Baz, faut pas prendre ça à la légère. Résultat, le film plonge souvent dans le kitsch, voire même dans le grotesque. Comme lors de cette scène poussive où Nick rencontre Gatsby. Quel ridicule… On en arrive même à en avoir de la peine pour DiCaprio. Et pourtant, avec un sens presque obsessionnel de l’esthétisme, Lhurman parvient à rendre crédible cet univers, lui donnant vie jusque dans les moindres détails. Un grand coup de chapeau s’impose !

UNE SOUNDTRACK DE LUXE

Autre coup de chapeau, et pas des moindre: celui pour la soundtrack. Tout simplement géniale. En plein cœur des années 20, vous serez sûrement choqué d’entendre du Jay-Z, du Florence and The Machine, du Nero, du XX, ou même du Lana Del Rey. Et si on tend bien l’oreille, lors d’une scène on arrivera même à distinguer l’instrumentale de My Name Is D’Eminem. En navigant à travers les genres et les époques, l’OST donne un aspect moderne inattendu pour un résultat franchement convaincant. Autre grosse force du film: son casting. C’est bien simple, Di Caprio nous prouve qu’il est un putain d’acteur. Ni plus ni moins. Comme souvent le rôle lui colle à la peau, incarnant à la perfection ce personnage à l’optimisme fou. Il crève l’écran, au point de faire de l’ombre à la belle Carey Mulligan, qui interprète elle aussi superbement cette Daisy, à la fois cupide et insouciante. On remerciera aussi Tobey Maguire, qui a eu la bonne idée de ranger son costume de Spider-Man dans l’armoire. On l’apprécie beaucoup Tobey, et on aime le voir dans des rôles qui lui sont inconnus. Et ça paye, vu que le jeune homme nous offre lui aussi une belle prestation dans le rôle de Nick.

Il ne faudra pas plus d’une édifiante mise en scène, servie par une bande-son éclatante et un DiCaprio convainquant pour éluder le côté surfait et les quelques longueurs dont souffre le Gatsby de Lhurman. Malgré tout, on reste conquis devant cette belle fresque, parlant à la fois d’amour et d’humanisme.

Gatsby - VERDICT

Par Stupar le

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