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Frankenweenie

Burton persiste et signe

Tim Burton reprend avec plaisir ses crayons pour nous emmener dans l’univers de ses débuts avec une adaptation de l’un de ses tout premiers courts-métrages : Frankenweenie ! En effet, l’artiste avait toujours voulu faire de cette histoire un long-métrage dans sa pâte-à-modeler (stop-motion) qu’on lui connaît dans Les Noces Funèbres ou L’étrange Noël de Mr Jack. Pourtant à l’époque Disney lui avait refusé le projet. Aujourd’hui sonne l’heure de la douce revanche dans laquelle on se plonge avec plaisir !

FILM DE ZOMBIES… POUR ENFANTS !

Le Fan Burtonien connaît l’histoire originale et constate que, cette fois-ci, le délire est poussé plus loin. Non seulement Sparky (le petit chien du héros) revient à la vie, mais les autres enfants décident eux aussi de ressusciter leurs animaux… qui deviennent alors des monstres destructeurs. Alors pourquoi Sparky reste-t-il toujours aussi attachant alors que les autres animaux se métamorphosent en zombies infâmes (mais tout mignon quand même) ? La réponse est simple et cruellement naïve: alors que les autres animaux sont ramenés à la vie par la soif de succès et l’orgueil, c’est l’amour de son maître qui empêche Sparky de se transformer en créature sanguinaire. Une belle leçon de morale digne d’un Disney de la grande époque que nous livre ici Burton, dans son conte gothico-moderne qui frise la parodie de film d’horreur. Car Frankenweenie est tout d’abord une comédie, qui cumule les références aux plus grands classiques du cinéma d’horreur (La Momie, Frankenstein, Godzilla…). Impossible de rester de glace !

LA PÂTE (A MODELER) BURTONIENNE

Que serait un dessin animé de Tim Burton sans ses personnages (a)typiques ? Après avoir vu l’exposition Burton à la cinémathèque française de Paris, on pourrait presque créer une typologie des personnages de l’artiste, qui ressemblerait grossièrement à cela : les stéréotypes (ménagère ragôteuse, voisin obèse et cruel, petit garçon populaire et insupportable), les illuminés (comme la petite fille qui lit l’avenir dans les excréments de son chat), les gothico-artistes (qui sont souvent ses héros, ou anti-héros), les monstres… sans oublier la place centrale que la Science et le scientifique fou occupent dans l’imaginaire du réalisateur. Ainsi Frankenweenie est un bestiaire Burtonien idéal pour ceux qui s’intéressent à l’univers de l’artiste. La pâte du cinéaste se retrouve aussi dans les thématiques du film. L’apologie du Cinéma et de la Science, et bien sûr la critique de la banlieue américaine proprette où les ragots et les à priori ont raison de toute humanité, thématique que l’on retrouve notamment dans « Edward aux mains d’argent », monstre rejeté par la soi disant « bonne » société.

> Voir la bande-annonce de Frankenweenie

Inutile de faire un dessin, Frankenweenie relève du grand Burton, avec ses qualités, et ses défauts ! On pourra dire que le réalisateur persiste et signe à s’enfermer dans son style, et pourtant. La preuve est faite qu’on ne change pas une formule qui marche. Frankenweenie est une comédie attachante aux dessins époustouflants, destinées aux plus petits comme aux plus grands !

Frankenweenie - VERDICT

Par Lucie le

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