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Dates, saison 1

Date Time

Alors que Skins s’apprête à achever sa course dans les semaines qui suivent, le créateur de la série culte (Bryan Elsley) remet déjà à contribution son imagination dans Dates : une série avec un concept aussi simple qu’efficace. Un épisode correspond à un rendez-vous d’un soir entre deux inconnus, arrangé par un service de rencontres sur internet. Pas de poudre aux yeux, pas de situations rocambolesques, le show se concentre sur l’essentiel : la parole et la découverte de l’autre dans sa forme la plus pure.

GÉNÉRATION MEETHIQUE

Il est de plus en plus rare d’être surpris en matière de série. Néanmoins, il y a toujours un gage de qualité et de fraîcheur Outre-Manche, à seulement quelques kilomètres de la France. Ce gage s’appelle Channel 4, la chaîne anglaise à qui l’on doit des séries cultes comme Shameless, Misfits, This is England et bien entendu Skins. Parmi toutes ces séries, Dates trouve naturellement sa place. Pour son retour sur les écrans, Bryan Elsley a choisi de s’attaquer à un sujet périlleux, sans tomber une seule fois dans les clichés du genre, en s’attaquant à des rendez-vous d’un soir. Ainsi, chaque épisode propose au téléspectateur de découvrir deux parfaits inconnus en train de discuter autour d’un dîner pendant une vingtaine de minutes, ni plus, ni moins. Ce sont des petits moyens, au sens propre du terme, qui fonctionnent parfaitement. Les décors sont limités et proposent la plus part du temps des huis clos, afin de se concentrer sur l’essentiel : les dialogues et la complexité des interactions entre deux êtres du sexe opposé (ou pas d’ailleurs…). On découvre les personnages à mesure qu’ils décident de se dévoiler durant la conversation, avec plus ou moins de pudicité. Durant neuf épisodes, vous allez découvrir de nombreux personnages, qui se croiseront et se décroiseront. À l’image de Skins, chaque épisode s’attarde donc sur deux personnages en particulier. Certains sont récurrents, d’autre tomberont dans l’oubli, mais pas une seule fois on éprouve cette impression dégueulasse de déjà vu. Rien que pour ça, Dates tire son épingle du jeu !

SÉDUCTION MODERNE

Les histoires ne sont jamais fantasques et se veulent le plus réaliste possible. Pas de romantisme mielleux, juste des personnes qui s’emboitent et se déboitent, sans mauvais jeu de mots.  De la sublime Mia (Talisa Maegyr dans Game Of Thrones) au charismatique et presque dramatique Will Mellor, rares sont les moments où l’on se dit qu’un personnage n’aurait pas sa place dans la série, encore moins dans notre quotidien. Si on voulait chipoter, on dénoncerait certains protagonistes, moins intéressants et moins fouillés que d’autres, mais il s’agit que d’un détail qui s’efface vite puisqu’on ne s’ennuie jamais. On pourrait aussi dire que certains épisodes sont beaucoup plus marquants que d’autres, un comble pour une saison qui s’étale uniquement sur neuf épisodes, un autre reproche qu’on pourrait lui faire ! Néanmoins, le concept demeure suffisamment original et rafraichissant pour dévorer l’ensemble des épisodes d’une traite.  Pour creuser un peu plus le propos, la vision parfois cynique de Bryan Elsley des relations amoureuses et sociales n’est pas aussi tragique que dans Skins, mais on retrouve aisément ce sens de la dramaturgie mais aussi de la comédie, qui fait de Dates une série attachante, bien loin des productions sans âme qui traitent des mêmes thématiques.

Prenez un concept original, concentrez-vous sur l’essentiel, ajoutez-y des personnages charismatiques et des histoires intéressantes, et vous obtenez Dates, une série qui, sans révolutionner le genre, parvient à divertir de manière intelligente. Ce n’est pas qu’on aime se vanter, mais venant de Channel 4, on n’en attendait pas moins. Jetez-y un coup d’œil, ça vaut le détour en cette période de disette estivale.

Dates S01 - VERDICT

Par Sholid le

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