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Dark Skies

Rencontre du type du 4ème

Les films sur les enlèvements extra-terrestres – ou abduction comme aiment le préciser les ufologues – n’ont que rarement été traité avec sérieux et savoir faire au cinéma. La seule référence en la matière restant encore à ce jour « Rencontre du troisième type » de Spielberg. Alors quand le producteur de la franchise « Paranormal Activity » s’associe au réalisateur de l’improbable et facétieux « Légion, l’armée des Anges », ont est en droit d’espérer une curiosité fort sympathique voir carrément jouissive ! Comment ça non ?! Pffff… Et l’espoir alors ? Vous en faites quoi de l’espoir ? Hein !?

PARANORMAL EXTRA-TERRESTRES

Beau, ambitieux, malin, intelligent, parfois hypnotisant, souvent bluffant, d’une richesse incroyable et porté par des acteurs touchés par la grâce… Voilà autant de termes qui ne s’appliquent pas (mais alors pas du tout) à cet Objet Vraiment Nul et Insipide ! Voilà, c’est dit. Et maintenant que la curiosité vous a amené jusqu’ici et que la vanne tant attendu sur l’acronyme est faite, on va arrêter de déconner deux petites minutes ! Parce que bon, au départ, le pitch était plutôt alléchant : une famille d’américains moyens aux prises avec des aliens belliqueux très désireux d’enlever leur(s) morveux. Seulement voilà, le traitement du sujet est ici complètement foiré. La faute à un réalisateur sans talent et à un producteur sans argent certes, mais surtout à un scénario bâclé et taillé sur mesure pour ce qui aurait pu et dû être une histoire de maison hanté. Construit maladroitement comme une suite de séquences toutes plus ratées les unes que les autres, le récit se veut en effet flippant et tendu, enchaînant donc des situations aussi « mystérieuses » que risibles. Comme les ombres « terrifiantes » qui apparaissent et disparaissent plus rapidement qu’un pet de nonne, les portes qui couinent, les possessions de l’esprit avec somnambulisme fantomatique et trou de mémoire qui vont bien avec, cri strident d’enfant avec yeux révulsés etc… Ah oui. Et y’a même LA scène dans la cuisine. Parce qu’il se passe toujours un truc dans la cuisine dans ces films, allez savoir pourquoi. Ici, les aliens vident le frigo et jouent aux Lego avec les casseroles. Ceci-dit, venir d’aussi loin, c’est sûr, ça doit donner la fringale. Bref, tout le tintouin habituel du film de genre, mais qui n’a absolument pas sa place ici. D’une, on en connaît tous les rouages maintenant, mais surtout, et c’est un fait : les E.T frappeurs, ça N’EXISTE PAS !

ALIEN BRIDE

Le pire, c’est que « Dark Skies » ne s’arrête pas là… Comme malheureusement huit films sur dix aujourd’hui, le film souffre du syndrome « le doute-n’est-pas-permis-puisque-ton-pitch-de-départ-trahit-déjà-ton-scénar-espèce-d’abruti-de-con-de-mime-alors-te-fais-pas-chier-pour-rien-merde ! ». Alors oui, ce syndrome n’existe pas. Du moins, pas officiellement… Il n’empêche que ce mal, inhérent à tous réalisateurs/scénaristes trop ambitieux, voir trop anxieux à l’idée de s’adresser à des spectateurs idiots préférant qu’on leurs mâche le boulot plutôt que de se laisser surprendre, est bel et bien le véritable tue l’amour du cinéma contemporain. Pour qui ne sait rien de l’intrigue, « Dark Skies » tente en ce sens – et tant bien que mal – de laisser planer un léger doute sur ce qu’il se passe réellement à l’écran. Sont-ce des esprits maléfiques, casaniers et intolérants qui hantent ces murs ou alors est-ce le délire psychotique d’un ado dépressif en pleine découverte de la puberté et choqué après la vision de son premier porno (véridique, c’est dans le film ! ) ? Ou plus simplement, tout ça ne serait que le fruit de parents schizophrènes, sur le point de divorcer et maltraitant leur progéniture ? Que nenni ! Puisqu’on vous dit que ce sont des extra-terrestres ! Mais soyez donc attentif bon sang ! Et, inexorablement – et c’est là la véritable prouesse du film – , le tout fini par une tentative complètement raté de twist final (avec flashback et tout et tout hein ! Comme les vrais ! ) qui a non seulement le mérite de ne surprendre personne, mais surtout, l’audace de nous faire se poser ces trois terribles questions : « Mais qu’est-ce que ça vient foutre là ? C’était pas obligé ? Si ? »

Raté, maladroit, prévisible, laborieux, sans saveur, d’une pauvreté affligeante et porté par des acteurs tous moins crédibles les uns que les autres, sont autant de termes qui s’appliquent parfaitement à « Dark Skies ». Le résultat est si désespérant qu’on est à deux doigts de vous conseiller « After Earth » à la place… Sérieusement ! Mais on n’est pas comme ça. Cela dit, si malgré tout ce film vous tente, préférez-lui quand même la sortie DVD (pas Blu-Ray, encore trop cher pour ce genre de film). Sachez juste que le mieux reste d’attendre son passage à la TV. Même si malgré le prix de la redevance, ça fera quand même mal au cul ! Hey ! Mais… ? Et si c’était finalement ça l’objectif de l’auteur ? Rien n’est moins sûr…

Dark Skies - VERDICT

Par YobSolo le

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