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Couché de soleil, porche décapotable, lunette noire, clope vissée entre les dents sous fond de Venice Beach CA, baignée dans le rock et la démesure. La carte postale Californication n’a pas pris une ride. 6 saisons que l’excellent David Duchovny a mis de côté sa légende du Fox Mulder de X-Files pour endosser les traits de cet écrivain père de famille, auto-destructeur qui noie ses problèmes dans la cyprine et les verres de bourbons 30 ans d’âge. Sans glace. On ne touche pas aux classiques, et c’est bien pour ça que même après 6 saisons, la formule Cali prend toujours autant aux tripes. Critique.

BLOND VS BLOND

Suite au blackout du final de la saison 5, c’est dans les spiritueux que notre anti-héros retrouve un semblant de cohérence dans sa vie. Et alors que le happy ending avec Karen (la femme de sa vie, arc scénaristique principal de tout le show) lui tendait les bras, c’est en cure de desintox que l’écrivain finira son périple. La souffrance de Hank restant un moteur principal de toute la dramaturgie (mais également de la comédie), il était impensable de rétablir l’ordre dès le début de saison. L’ensemble peut sembler tiré par les cheveux, préférant retourner à ce que tout le monde veut voir: Hank Moody pris dans une spirale de sexe, drogue et rock and roll à la sauce Hollywood. Dès le début il fera la rencontre de Faith, une blonde pulpeuse charismatique, qui rappellera des souvenirs aux fans de Lost (excellente Maggie Grace). Véritable personnage emblématique, la jeune fille qui servira de muse à notre artiste des mots se révèle comme un membre important du casting, qui élève à elle seule le niveau de cette saison qui délaisse l’univers gangsta rap pour revenir à des bases plus dans le ton de la série: le rock.

MANSON MANSION

La présence de Marylin Manson jouant son propre rôle lors de (trop) rares scènes pose le décors, puisque Hank va devoir cette saison composer avec l’exubérant Atticus Fetch, une star du rock sur le déclin. Rien à voir avec l’excellent Lew Ashby qui refait ça et là quelques apparitions dans le subconscient de Hank. Les personnages sont en place, le décor est posé, il ne reste plus qu’à Cali de faire fonctionner sa magie lors de scènes surréalistes où tous les protagonistes se retrouvent. Le spectacle absolument indécent en devient presque prévisible: dès que 5 personnages récurrents sont dans la même pièce, on sait déjà que ça va mal finir. Que ce soit l’arrivée du génial Jorge Garcia (Hurley de Lost), les retours d’Eddie Niro ou bien du monstrueux Richard Bates, le casting en dit long: ça va être du grand n’importe quoi. Pour surprendre, une seule solution: la démesure, encore et toujours, qui prend ici des proportions surréalistes. Hilarants pour certains, too much pour d’autres, on vous avoue que le côté abusé de certaines scènes fait également parti du charme de la série, donnant un sentiment infiniment plus vrai lors des scènes « plus profondes », de retour à la réalité. Le genre qui nous retourne toujours aussi bien le cœur, même si, avouons-le, la gestion de la famille de Hank (notamment sa fille Becca) fait plus office de bouche trou dans cette saison. Une parenthèse, pour on espère mieux revenir.

Sans révolutionner sa formule, la saison 6 de Californication évite tout de même de se vautrer dans les même arcs scénaristiques. Et même si le tout commence à légèrement sentir le déjà vu, Californication esquive de justesse le potache en servant toutefois une saison plus riche en gags qu’en dramaturgie pure. Qu’à cela ne tienne, la carte postale californienne rock and roll de la chaîne Showtime est encore loin d’appartenir à une époque révolue !

Californication S6 - VERDICT

Par Yox le

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