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Black Sails n’est pas un Spartacus chez les pirates. Ce qui en soit peut s’avérer étonnant de la part de Starz, une chaine du câble habituée aux affrontements musclés, entrecoupés de scènes de cul aussi explicites qu’un Marc Dorcel. Ici, c’est pourtant le côté politique qui n’est pas en reste. Nos pirates parlent beaucoup, et lorsque ça agit enfin, ils ont au moins la décence de faire ça bien. Entre coups bas, prises de pouvoirs et joutes navales, Black Sails trouve le temps d’afficher un certain sens de la subtilité. Une notion que l’on croyait perdue dans toutes les productions avec le nom Michael Bay gravé de près ou de loin. Sans mettre la concurrence à genoux, il serait donc juste de rendre à la série le mérite qui lui revient : celui de faire correctement le job. Ce qui entre nous, reste déjà une petite victoire.

L’idée de faire une préquelle au bouquin l’île au Trésor de Stevenson, est en soit loin d’être mauvaise. D’autant plus que Black Sails navigue dans des eaux où on ne l’attendait pas forcément. Là où on aurait facilement pu tomber dans un Game of Thrones avec un perroquet vissé sur l’épaule, la série choisie le parti pris de déblayer le terrain du fameux livre, en restant fidèle au ton général de l’œuvre originale. Certains trouveront fatalement ça trop gentillet, pas assez rude. On rit, on chante, on regarde John Silver réciter son texte avec son sourire de marchand de tapis. Il ne manquerait plus qu’une petite farandole autour d’un feu, et ce serait Pirate des Caraïbes all over again. Bon on exagère un peu, il y a bien quelques passages sales, voire même très sales. Des nez explosés, des membres en moins… en somme rien de bien méchant, pour peu que vous ayez déjà été rodé dans des trucs comme Walking Dead. Là où on se serait plongé bien volontier dans les bassesses d’un Nassau sans foi ni loi, la ville pirate fait presque trop propre sur elle. Ce n’est pas aussi crade et boueux que ce générique sombre – bien que sacrément stylé – aurait pu nous laisser augurer.

Qu’à cela ne tienne, la place laissée à l’intrigue n’en est que plus grande. Soit la traque de l’Urca de Lima, un navire espagnol rempli d’or, qui va remettre en jeu à de multiples reprises le sort du Capitaine Flint. Un nom bien connu de ceux qui ont déjà parcouru les pages du roman. Cette traque ne se fera malheureusement pas sans de sérieux temps morts. À savoir ces sempiternelles histoires secondaires, qui retardent de manière dangereusement frustrante le moment tant attendu. Il faudra bien attendre la mi-saison avant de voir décoller Black Sails, qui signe une belle montée en puissance sur la fin. L’occasion de dégainer tout un tas de scènes d’affrontements dantesques perdus au milieu des Caraïbes, soutenues par des effets spéciaux d’excellente facture, malgré quelques effets fond verts assez flagrants. Les canons fusent, les navires partent en éclats, des gens hurlent à la mort : voilà une image qui rappellera d’agréables souvenirs à ceux qui ont retournés Assassin’s Creed Black Flag. On retrouve d’ailleurs dans la série beaucoup de figures historiques de la piraterie, également vue dans le jeu d’Ubisoft. Charles Vane, Jack Rackam ou encore Ben Horigold pour ne citer qu’eux. Connaissant les réels destins de ces derniers (Wikipédia motherfucker), la suite de la série ne peut-être que prometteuse. Encore faut-il que Starz ne perde pas le cap.

Black Sails S01 - VERDICT

Par Fox Mulder le

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