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Banshee, saison 2

Un cran au dessus

L’année dernière, on vidait un pack de 6 en l’honneur de Banshee : le nouveau fleuron de l’action télévisuelle gonflé aux stéroïdes, offert par la chaine Cinémax. On louait les qualités d’une série qui ne mentait pas sur sa marchandise : à savoir un regroupement stratégique de tout ce qui est susceptible d’intéresser les descendants du chromosome Y. De l’artillerie lourde, du liquide séminal, et une très grosse dose d’hémoglobine nous fond d’histoire de vengeance. La formule Banshee semblait toute trouvée, à tel point que l’on pensait en avoir fait le tour au bout d’une saison. C’était sans compter sur les scénaristes Jonathan Tropper et David Schickler qui ont su apporter deux ingrédients inattendus à leur recette imparable : du relief, et de la subtilité.

Enfin, tout est relatif. On reste dans un cas de série masculine par excellence, qui fait appel à tous nos instincts les plus basiques. C’est surement pour ça que pratiquement tout le casting féminin finit à un moment ou à un autre par dégainer un bon gros topless. Que ce soit sous la douche, dans les couloirs d’un strip club ou bien dans une caravane miteuse : Banshee s’adonne à plus d’une reprise aux plaisirs de la chair, pour le plus grand plaisir de son cœur de cible. La série ne se prend d’ailleurs même plus la tête avec un quelconque prétexte. Elle fait tomber les décolletés aussi vite qu’elle explose une côte. C’est gratuit, c’est jouissif, et on est là pour ça. Pas de mensonge de ce côté-là, le côté bourrin série B est ici pleinement assumé, et reste une force majeure de la série. La preuve avec ses scènes de combats récurrentes toujours aussi incroyables. Résolument embourbé dans un merdier sans nom, le « Sheriff » Lucas Hood (qui est en fait un criminel qui a endossé l’identité du nouveau Sheriff en ville) va une fois de plus devoir faire face au gratin du crime de Banshee : un trou paumé qui semble compter plus de connards que d’honnêtes citoyens. Comme toujours la comparaison avec la série Justified saute aux yeux, bien que le show de Cinemax soit infiniment plus rentre-dedans. Cette seconde saison marque pourtant un tournant surprenant.

Comme un signe de maturité, la série se découvre un talent réel dans le domaine de la réalisation. Les plans cut sont tantôt vifs, d’autres fois extrêmement imagés. On va même jusqu’à surprendre lors de séquences plus introspectives, une caméra qui épouse les courbes, les formes, les visages et le relief. C’est beau, voire même poétique. Ce qui avouons-le relève de l’inespéré. Il y a pourtant bel et bien une aura plus cinématographique dans cette nouvelle saison de Banshee. Le montage plus suggestif va même jusqu’à révéler sous une nouvelle lumière la relation entre le héros et Anastacia, la femme pour qui il a purgé 15 ans de taule, et qui a depuis refait sa vie. L’alchimie des deux acteurs à l’écran n’est pas forcément palpable, mais l’aura visuelle de la série parvient à pousser leur relation vers un résultat plus sincère. Vous avez bien lu, c’est basiquement l’exemple typique d’un réalisateur qui donne un énorme coup de pouce au jeu des acteurs. Le casting n’est pourtant pas mauvais, malgré le fait que le héros Antony Starr n’a définitivement pas le charisme dans la peau. Mention spéciale sur l’excellent méchant Kai Proctor, dont la relation pratiquement incestueuse avec sa nièce prend une tournure de plus en plus embarrassante. On apprécie également le travail effectué pour étoffer le backgound du casting secondaire. Les pions sont plus que jamais en place pour une troisième saison, que l’on attend désormais de pied ferme.

Banshee S02 - VERDICT

Par Fox Mulder le

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