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Agents of SHIELD, saison 1

Arrétez le massacre

Les Avengers en série qu’ils nous disaient. Sur le papier, il est vrai que Agents of SHIELD a tout du concept imparable : soit que s’est-il passé suite aux événements du blockbuster de Marvel, qui réunissait Iron Man, Captain America, Thor, Hulk et toute la bande ? Plongé dans le quotidien de l’organisation du SHIELD, on ne s’attendait certainement pas à un tel océan de vide. Pas de menace alien, pas de super-héros, pas de casting : juste une succession d’enquêtes désolantes que les scénaristes tentent de lier tant bien que mal, entrecoupés de mécanismes qui faisaient déjà vieillot dans les années 80. Au bout de 22 épisodes dont l’ascenseur émotionnel pourrait être comparable à l’électrocardiogramme d’un défunt, on peut aisément affirmer qu’il s’agit surement de l’une des plus mauvaises séries de l’année.

Le concept était pourtant prometteur. En plus de surfer sur un univers déjà établi par une montagne de films et de comics, Agents of SHIELD nous promettait une incursion plus psychologique, qui aurait pu trancher avec la surdose d’action du film Avengers. Là où la famille Whedon aurait pu nous dépeindre l’état mental de la planète terre suite à une invasion alien dévastatrice, la série choisie le format le plus usé qui soit : celui de l’épisode / enquête. On y suit l’agent Phil Coulson, miraculeusement ressuscité depuis le film, ainsi que son équipe qui vont étudier des cas « paranormaux » aux 4 coins du globe. Pour ce fait, la « dream team » comme elle est souvent surnommée dans la série dispose du « bus », un jet ultra équipé qui leur permet de voyager partout, et où va se dérouler littéralement la moitié de la série. Bien entendu les clins d’œil et autres références aux différents héros de Marvel sont légions, au point que l’on s’accroche dans un premier temps comme un miséreux à tous ces petits éléments qui feraient naître l’espoir de voir un de nos super héros faire une apparition éclair. Le tout en se rappelant pertinemment que le film lui-même n’était rien de plus qu’une énième machine à entrée. Le divertissement de masse qui fait son boulot jusqu’au générique de fin, comme on en voit tous les ans. Et pourtant, on en vient effectivement à sautiller comme une pucelle dès que l’on aperçoit Samuel L Jackson en Fury le temps d’une micro-saynète. Mais c’est tout.

Il faut se faire une raison, le budget de la série ne permet pas de ramener nos super héros à l’écran. C’est d’ailleurs surement pour ça que le show affiche un taux impressionnant de fonds verts à l’épisode. Mais passons. Petit à petit, elle réussit à trouver un rythme, une routine. Les personnages sont attachants à leur manière, bien qu’ils ne soient (à l’exception de Coulson) rien de plus qu’une bande de gros sacs à clichés ambulants, offrant une complexité et une profondeur d’âme proche du néant absolu. Que ce soit le duo de scientifiques geek sympas, ou bien l’agent secret au lourd passé qui ne décroche jamais un mot. Mention spéciale pour l’héroïne Skyes, qui campe à la perfection son rôle de bonne copine nerd à moitié bonne, éternel fantasme d’ado de la girl next door. À croire que les scénaristes voulaient mettre un point d’honneur à rendre la personnalité du casting identifiable du premier coup d’œil. Sauf que rien ne prend. Les intrigues qui font à peine office d’un Heroes du pauvre s’avalent non seulement sans réfléchir, mais sans divertir non plus. On ne s’attardera pas sur l’énorme craquage du scénar à 5 épisodes de la fin, qui nous font nous demander si les scénaristes n’écrivent pas la série au fil du tournage. Comme si eux-mêmes ne savaient pas où aller. Raison de plus pour ne pas avoir envie de les suivre…

Agents of SHIELD - VERDICT

Par Fox Mulder le

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