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9 Mois Ferme

Déni de grossesse

On peut déjà remercier Albert Dupontel d’être toujours présent dans le paysage du cinéma français. Il arrive toujours à donner du neuf et du complètement barré. 9 mois fermes, c’est une bonne comédie à la française avec d’un côté le déjanté/tendre Dupontel (acteur et réalisateur) et de l’autre la douce/folle Sandrine Kimberlain. Un beau duo pour un bon film !

BOB NOLAN CONTRE TOUT CHACAL

Une juriste célibataire et talentueuse, Ariane Felder (Sandrine Kimberlain), se bourre la gueule le soir du 31 décembre pour faire comme les autres. En vrai, elle est très professionnelle et ne s’amuse que dans son travail. Après cette soirée arrosée, elle tombe enceinte sans s’en rendre compte. Commence alors le déni de grossesse et surtout le questionnement sur ce qui s’est passé cette nuit-là. Sous forme d’une enquête hilarante, elle va suivre les pistes qui vont mener jusqu’à une vidéo où on la voit s’ébattre avec un certain Bob Nolan (Albert Dupontel). Un cambrioleur accusé à tort de barbarie. Résultat : c’est frais, drôle et enthousiasmant. Albert Dupontel fait dans l’humour noir, le comique répétition, même le gore, mais toujours en restant léger et intelligent. L’émotion est également là, rendant le film plus accessible que d’habitude. Albert Dupontel ne renonce cependant pas à son univers absurde et surréaliste qui lui est propre. Le réalisateur se moque ainsi au passage de la France et des médias avec une parodie désopilante des journaux télévisés. Il montre comment l’exercice du micro-trottoir peut se révéler honteux. La scène la plus drôle restera celle où Bob Nolan fait une reconstitution imaginaire de son cambriolage. Un mélange de gore, d’absurde et de folie signé Dupontel. Juste énorme !

AMELIE, WES ET GONDRY

La première chose qui saute aux yeux, c’est le style. Les plans sont originaux et les effets spéciaux trash / comiques rappellent la bande dessinée. On ressent une recherche stylistique qui s’ancre dans la lignée d’Amélie Poulain ou des productions de Michel Gondry / Wes Anderson. On saluera un style visuel uniquement au service du film et non pas l’inverse. Ici ce sont les personnages qui font la qualité du long-métrage. Sandrine Kimberlain en Ariane Felder remplit son rôle de coincée du cul à merveille. Face à elle, le dantesque Albert Dupontel qui adoucit son image de détraqué. Surtout si on le compare à son film « Enfermé dehors ». Il joue un cambrioleur accusé de « globophagie » (manger des yeux). En plus de ce duo très touchant, Albert a fait appel à tout ce qui se fait de mieux en acteurs comiques : Nicolas Marié en un avocat bègue, Philippe Duquesne en un médecin légiste charcutier, Christian Hecq en un policier débile et un petit rôle sublimement drôle pour Jean Dujardin qui fait les sous-titres pour muets de la chaîne parlementaire.

En plus d’une histoire vraiment originale, Albert Dupontel amène son humour décapant et montre qu’il est toujours aussi drôle et acerbe. Le beau duo qu’il forme à l’écran avec Sandrine Kimberlain est touchant. Un film qui se veut plus populaire et moins barré, mais qui fait cependant l’unanimité grâce à sa qualité esthétique, à son humour et à ses acteurs.

9 mois ferme - VERDICT

Par FMA le

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