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Ressuscitée par la Fox et de la meilleure des manières avec une saison réduite de moitié, 24 ou 24 Heures Chrono effectue un come-back honorable, bien loin du fiasco qu’on aurait pu imaginer. Quatre années se sont écoulées depuis la fin de la série, et si le petit écran peut se passer de Jack Bauer, la légitimité de son retour n’est plus à prouver. Et de toute façon, seriez-vous capable de lui refuser ce petit plaisir après les nombreuses guerres et complots internationaux qu’il a déjoué ?

24 joue et a toujours joué sur les peurs primaires du peuple américain. Les arabes, les russes, les chinois, les clichés, et emballez c’est pesé. Bien entendu, les trois peuples sont liés à ce grand bordel qui ressemble à une boucle éternelle dans la vie de Jack Bauer. L’un trahis l’autre, la taupe de la CIA se plante, Jack revient dans les bonnes grâces du président avant d’être à nouveau victime d’un complot. Si les hommes et les femmes de 24 remballaient leurs égos surdimensionnés, les scénaristes n’auraient plus rien à raconter. Mais encore une fois, c’est l’ADN du show. On pourrait lui reprocher de ne pas vraiment évoluer. Etait-il vraiment nécessaire de ressusciter une série et un héros qui semblaient avoir fait leur temps ? La réponse est oui. Car il suffit de voir Jack dézinguer une vingtaine de terroristes dans le dernier épisode pour se rendre compte que Kiefer Sutherland a toujours la patate, et surtout toujours autant de charisme. Les habitudes de la série sont parfois redondantes, avec une hiérarchie qui n’est jamais respectée, avec la traditionnelle taupe de la saison qui s’impose comme le grain de sable dans les rouages de la machinerie ou encore les plans improbables de Jack qui ne fonctionnent jamais comme prévu. Cependant, le cœur de 24 est un moteur diesel. Il lui faut du temps avant d’atteindre son rythme de croisière. Et une fois que la dynamique prend place, on se laisse entraîner dans une bonne saison de 24, une bonne série divertissante, un peu conne certes, mais elle n’a jamais prétendu être autre chose.

La délocalisation à Londres (tout comme la délocalisation à New York pour les saisons 7 et 8) n’apporte rien de bien concret, si ce n’est des décors différents et une conduite à sens inverse. La ville est ravagée par une attaque de drones qui constituera le fil conducteur de cette mini saison. Force est de constater que cette salve de douze épisode est d’autant plus efficace que le concept n’est plus qu’une vaste excuse à raconter les péripéties d’un héros qui n’a plus rien d’un modèle, mais qui véhicule toutes les valeurs de sa patrie : je tire, je frappe avant de poser les questions, j’exécute sans remords et j’outre passe tous mes droits, à un tel point qu’une mise à mort pure et simple de Jack n’est plus qu’un acte banal parmi tant d’autre. Il serait cependant stupide de résumer 24 à cette bouillie de mauvais réflexes qui ont toujours été présents. Après tout, les habitués ne sont pas dupes et les nouveaux venus doivent se compter sur les doigts de la main. Le problème de cette neuvième saison, c’est de passer après la première saison de Homeland, qui avait su insuffler un véritable renouveau dans l’espionnage. Mais à bien y réfléchir, 24 n’a jamais été une série d’espionnage, si ce n’est un grand cirque qui tire sur les cordes les plus primitives de l’être humain. On aime voir Jack faire la guerre comme un enfant joue au soldat. Et on admire l’un des héros les plus charismatiques de la télévision ricaine s’acharner à répéter les mêmes erreurs et à vivre les même péripéties. Et vous savez quoi ? Une fois qu’on parvient à prendre 24 pour ce qu’elle est et non pas pour ce qu’elle n’est pas, la série se laisse suivre avec un plaisir assumé et intense.

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24 - VERDICT

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Par Sholid le

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